ALERTE : Jacques Bertrand Mang transféré à la prison de Ngoma après des « tortures » à New Bell

 De Jacques Bertrand Mang Image illustrative

Tue, 4 Aug 2026 Source: www.camerounweb.com

L'activiste Jacques Bertrand Mang a été transféré dans la nuit à la prison de Ngoma, à Douala, après avoir subi plusieurs heures de tortures infligées par l'administration pénitentiaire de la prison centrale de New Bell, selon le lanceur d'alerte N'Zui Manto. Un transfert qui intervient alors que l'activiste accusait les gardiens de lui avoir volé 8 millions de francs CFA.

Selon les informations relayées par N'Zui Manto, Jacques Bertrand Mang aurait été victime de sévices de la part de l'administration pénitentiaire de la prison de New Bell. « Jacques Bertrand Mang a été transféré hier nuit à la prison de Ngoma à Douala après plusieurs heures de tortures infligées par l'administration pénitentiaire de la prison de Newbell qu'il accusait d'avoir volé ses 8 millions FCFA », écrit le lanceur d'alerte.

L'activiste, connu pour ses prises de position sur les injustices sociales et la gouvernance, est incarcéré à la prison centrale de New Bell depuis le 1er juillet 2026. Le 17 juillet, le tribunal avait déclaré inopportune sa demande de mise en liberté sous garantie, renvoyant l'affaire au 14 août pour l'ouverture des débats au fond.

L'arrestation de Jacques Bertrand Mang avait suscité une vague de réactions dans la classe politique et la société civile. L'Union démocratique du Cameroun (UDC) et le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDHAC) avaient dénoncé des conditions de détention arbitraires et exigé sa libération immédiate. L'activiste avait été interpellé le 30 juin 2026 à Douala après une altercation avec un chef de poste de police, qui avait détruit son téléphone.

Jacques Bertrand Mang bénéficie du soutien d'une équipe d'avocats de renom : Me Alice Nkom, doyenne du barreau camerounais, Me Michael Khumbah Asong, candidat à la présidentielle de 2025, et Me Augustin Nguefack.

Ce transfert vers la prison de Ngoma, intervenu dans des conditions troublantes, relance les interrogations sur les conditions de détention de l'activiste et sur la volonté des autorités de faire taire une voix critique. Le lanceur d'alerte N'Zui Manto, connu pour ses révélations sur les scandales du régime, appelle à la vigilance de l'opinion publique.

Les organisations de défense des droits humains devraient réagir à ces nouvelles révélations, qui, si elles se confirment, constitueraient une violation grave des droits fondamentaux.

Source: www.camerounweb.com