La coïncidence entre les violences de Zoétélé et la célébration de la 54e fête de l’unité nationale interroge sur l’état du vivre-ensemble et la cohésion sociale.
Le 19 mai 2026, les violences enregistrées dans cette localité du Sud, ont ravivé les débats autour des tensions communautaires opposant régulièrement certaines populations autochtones Ekang à des ressortissants Bamiléké installés dans plusieurs localités du pays.
Des témoignages et vidéos, devenues virales sur les réseaux sociaux, font état des affrontements et scènes de pillage ainsi que des actes de vandalisme, survenus après une affaire de féminicide ayant provoqué une vive émotion à Zoétélé.
Des commerces appartenant à des ressortissants Bamiléké ont été pris pour cible. Ces incidents surviennent quelques mois plus tard après les tensions de Meyo-Centre dans le département de la vallée du Ntem, suite à l’assassinat d’un autochtone imputé à un allogène.
Ici aussi, des commerces et des habitations d’allogènes avaient été attaqués dans une atmosphère de forte tension communautaire. Cette nouvelle violence suscite d’autant plus une montée de la méfiance entre communautés dans certaines régions, qu’un parallèle est établi entre ces deux actes xénophobes survenus dans la région du Sud.
Au moment où nous mettions sous presse, aucune communication officielle précise n’est faite sur le bilan des violences, ni sur les mesures sécuritaires déployées à Zoétélé.