Le rêve difficile à réaliser de Ferdinand Ngoh Ngoh
Le contexte de l'arrivée de Ferdinand Ngoh Ngoh à son poste actuel est dévoilé. Il est passé par des étapes, aidé par des personnes que Paul Biya écoute et a eu un peu de chance sur son chemin.
Il faut bien noter, selon Jorel Zang, que depuis l'arrivée de Chantal Biya au palais en 1994, elle n'a eu de cesse de se battre pour se trouver "une place" au sein du pouvoir et par conséquent s'imposer face à plusieurs fractions, notamment les puritains républicains Bulu et Akonolinga du palais qui la regardaient avec beaucoup de dédain et de mépris étant donné ses conditions très modestes. Cela commence par le fils aîné de son mari qui ne s'est jamais gêné pour bien lui faire comprendre qu'elle ne sera jamais à sa place. La suite des révélations du cyberactiviste.
Des années de tensions où Chantal Biya avait plus que besoin de soutiens et qui de mieux qu'une personne socialement proche d'elle à un poste stratégique à des hommes.
Le temps faisant bien les choses, la condition physique de Paul Biya ne lui permet même plus de signer un seul document sans se faire aider par sa femme qui profite donc pour contrôler tous les documents d'État nécessitant la signature de son mari via Ferdinand Ngoh Ngo et qui agit donc sous ses ordres à elle.
Les "sous instructions du président" sont donc en réalité les volontés d'une femme qui n'a de mérite que d'être une aide-soignante de son mari. Les Camerounais, pourtant parfaitement conscients de cette malheureuse situation, se contentent quand même de regarder, attendant juste que le même groupuscule décide de nommer leur prochain président de la République. Comme quoi, chaque peuple a les dirigeants qu'il mérite.
Voilà donc toute l'histoire derrière l'ascension fulgurante de Ngoh Ngoh qui fait en sorte qu'une personne comme Adolphe Moudiki lui dise dernièrement qu'il ne parle pas avec les garçons de courses et que seul Paul Biya, son égal, peut lui parler ou un René Sadi, qui ne se gêne jamais de lui rappeler qu'il ne reçoit que ses instructions de Paul Biya lui-même et bien d'autres encore.
C'est l'une des raisons aussi qui fait que son envie du pouvoir suprême est caduque car le noyau dur du pouvoir estime qu'un "garçon de courses" ne peut pas diriger le Cameroun.