Affaire Boris Bertolt : Des détails sur la perquisition d’un bureau de change à Barbès, à Paris

Boris Bertolt Alerte Les raisons précises de l’opération n’ont pas encore été officiellement communiquées

Sun, 30 Aug 2026 Source: www.camerounweb.com

Selon l’activiste Patrick Mba’lla, un bureau de change situé dans le quartier de Barbès, à Paris, a été perquisitionné par la brigade financière française avant d’être placé sous scellés.

Cette intervention ferait suite à des révélations du capitaine Effoudou, formulées sur le plateau de Palmer, au sujet notamment de Boris Bertolt. Ces déclarations auraient donné lieu à plusieurs signalements et attiré l’attention des autorités françaises.

Les raisons précises de l’opération ainsi que ses éventuelles suites judiciaires n’ont pas encore été officiellement communiquées.

Boris Bertolt touche 3 000 euros par mois du ministère des Marchés publics - Capitaine Effoudou

Le capitaine Effoudou n'a pas mâché ses mots : « M. Boris Bertolt a l'habitude de prendre cet agent à Château-Rouge. Donc chaque fin de mois, il touche 3 000 euros. Environ. (...) Venant du ministère des Marchés publics du Cameroun. »

Selon ses déclarations, ce système serait bien rodé : « Donc lorsque vous voyez Boris Bertolt tirer sur une personnalité de l'Extrême-Nord, quelle qu'en soit la personnalité, il a déjà empauché 10 millions de francs CFA. D'accord, c'est ça le deal. »

Le capitaine Effoudou a comparé le lanceur d'alerte à une « péripatéticienne », une prostituée, suggérant que ses prises de position sont achetées. « Vous savez, il n'est pas différent d'une péripatéticienne », a-t-il lancé.

Ces accusations, si elles se confirment, jetteraient une lumière crue sur les relations entre les lanceurs d'alerte et les autorités. Boris Bertolt, qui a multiplié les révélations sur les scandales du régime Biya, se retrouve accusé d'être lui-même un rouage du système qu'il prétend combattre.

Ces déclarations, bien que graves, doivent être prises avec précaution. Le capitaine Effoudou, révoqué de l'armée, a multiplié les accusations ces dernières semaines contre plusieurs hautes personnalités du régime. La Chambre nationale des experts criminels du Cameroun a annoncé l'ouverture d'investigations pour vérifier ses allégations.

Il faut souligner que la brigade financière est l'une des divisions de la police judiciaire parisienne (DPJ-PP). Elle fait partie de la Sous-direction Cyber et Financière (SDCF). Appartenant à la direction nationale de la police judiciaire (DNPJ), la sous-direction de la lutte contre la criminalité financière (SDLCF) lutte contre les infractions de blanchiment, escroqueries, corruption, grandes fraudes fiscales et infractions majeures commises dans le cadre du droit des affaires. Les missions sont très variées et font appel à toute la panoplie des techniques d’investigations judiciaires, jusqu’aux techniques spéciales d’enquête (écoutes, sonorisation, etc.).

Source: www.camerounweb.com