Affaire Eko Eko : les avocats de l'ex-patron de la DGRE déconstruisent point par point les accusations de Sani Mohamadou

Maxime Eko Eko Leopold Dgre Image illustrative

Mon, 10 Aug 2026 Source: www.camerounweb.com

Le collectif d'avocats assurant la défense de Léopold Maxime Eko Eko, ancien directeur général de la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE), a publié un communiqué de presse cinglant le 9 août 2026 pour répondre aux déclarations de Sani Mohamadou. Ce dernier affirmait avoir été sollicité en 2020 par les services secrets camerounais. La défense dénonce une « tentative d'instrumentalisation » et un « manœuvre d'influence opaque ».

La défense martèle que la DGRE n'a absolument jamais sollicité Sani Mohamadou. C'est au contraire l'intéressé qui s'est présenté de sa propre initiative au cours de l'année 2020, en invoquant de prétendues recommandations émanant de hautes autorités de la Présidence de la République. Il souhaitait proposer des prestations dans des domaines critiques tels que la surveillance aérienne, la surveillance électronique, la cybersécurité et la cyberdéfense.

Une incapacité à justifier de compétences

Soumis aux vérifications d'usage au sein du service de renseignement, Sani Mohamadou s'est révélé incapable de produire le moindre document officiel authentifié – titre académique, mandat institutionnel ou attestation ministérielle – prouvant sa qualité auto-proclamée de « Haut-Conseiller en Stratégie, Défense et Sécurité ». Sur le plan technique, il s'est contenté de présenter un catalogue d'équipements commerciaux obsolètes déjà rejetés par les services spécialistes de la DGRE.

La défense précise qu'il n'existe aucun contrat, bon de commande, demande d'information ou appel d'offres liant la DGRE à cet individu. Qualifiant la démarche de Sani Mohamadou de « simple tentative d'intrusion sans fondement institutionnel ni valeur technique », le collectif d'avocats, composé de Me Ngoumou Josiane Florence, Me Ndjana Ndjana Hossana, Me Ndjah Joseph Désiré, Me Jean-Pierre Buyles et Me Séri Zokou Simplice, conclut en avertissant qu'il engage des démarches pour poursuivre en justice toute imputation diffamatoire.

Source: www.camerounweb.com