Affaire Martinez Zogo : Cross-examination du colonel Otoulou par les avocats de la défense

Colonel Otoulou.png Le colonel Otoulou a été interrogé par les avocats de la défense et les accusés

Wed, 5 Aug 2026 Source: www.camerounweb.com

L’audience du 04 août, dans le cadre du procès de l’assassinat du journaliste Martinez Zogo, a été particulièrement mouvementée et riche en informations. Le colonel Otoulou a été interrogé par les avocats de la défense et les accusés.

1. Échanges entre Justin DANWÉ et Amougou BELINGA.

Me MBUNY : Colonel OTOULOU, est-ce que vous pouvez dire au tribunal qu’après exploitation des téléphones de mon client Justin DANWÉ, vous avez trouvé des messages qui lient mon client et AMOUGOU BELINGA dans la planification de l’assassinat de Martinez ZOGO?

Colonel OTOULOU: J’ai des indices.

Me MBUNY : Lesquels ?

Colonel OTOULOU: Ils ont échangé intensément pendant cette période.

Me MBUNY: Parlaient-ils de l’assassinat de Martinez ZOGO?

Colonel OTOULOU: Amougou BELINGA lui demandait des renseignements sur les frontières.

Il y avait aussi des occurrences.

J’ai aussi constaté qu’ils ne causaient plus, ce que j’ai trouvé suspect.

Le colonel OTOULOU face aux questions de l’avocat de Justin DANWÉ.

2. Les messages supprimés

Le colonel OTOULOU dit qu’il ne savait pas que l’expert BELL BITCHOKA avait récupéré les messages supprimés des téléphones de DANWÉ et AMOUGOU BELINGA.

3. La scène de crime.

Le colonel OTOULOU n’a pas sécurisé la scène de crime ni relevé les empreintes à son arrivée sur les lieux.

4. Les vidéos de la torture de Martinez ZOGO

Le colonel OTOULOU avoue avoir d’autres vidéos de la torture de Martinez ZOGO, mais dit ne pas avoir pris de dispositions pour les rendre publiques aujourd’hui.

5. Aucun message de planification retrouvé

Le colonel reconnaît qu’en dehors de la fréquence des communications, qu’il a trouvée intense et suspecte, entre DANWÉ et AMOUGOU BELINGA, ainsi que de la cessation brusque de leurs communications, aucun message de planification de l’assassinat de Martinez ZOGO n’a été trouvé dans leurs téléphones.

6. AMOUGOU BELINGA faisait-il l’objet d’un signalement ?

Me ESSONO: Colonel OTOULOU, AMOUGOU BELINGA faisait-il l’objet d’un signalement avant son arrestation ?

Colonel OTOULOU: Non.

7. Le dispositif déployé pour l’arrestation d’Amougou BELINGA

Me ESSONO: Colonel, pourquoi avoir déployé quatre pelotons de gendarmerie, 24 pick-up et plus de 200 gendarmes pour l’arrestation d’AMOUGOU BELINGA ?

Colonel OTOULOU : Par mesure de sécurité.

8. Les agissements des équipes sur le terrain

Me ESSONO: Colonel, pouvez-vous dire au tribunal quelles consignes vous avez données à vos équipes sur le terrain, qui ont cassé les portes de la résidence d’AMOUGOU BELINGA, se sont douchées, se sont filmées dans son parc automobile, ont mangé et bu dans son bar ?

Colonel OTOULOU: Je n’ai pas donné de telles consignes.

9. L’arrestation d’un avocat

Me ESSONO: Colonel, savez-vous qu’un avocat a été arrêté dans cette saga ?

Colonel OTOULOU : Non.

10. Pourquoi Amougou BELINGA a-t-il été arrêté ?

Colonel OTOULOU: « J’ai arrêté Amougou BELINGA par rapport à l’audition d’EKO EKO. »

11. Les deux téléphones de Martinez ZOGO

Me ESSONO: Colonel, on vous a remis les deux téléphones de Martinez ZOGO. Vous avez présenté un seul téléphone.

Où est le deuxième ?

Colonel OTOULOU: Peut-être que je l’ai oublié.

12. Comment Amougou BELINGA a-t-il été interpellé ?

Me ESSONO : Comment avez-vous interpellé Amougou BELINGA?

Colonel OTOULOU: Avec une convocation.

Me ESSONO: Cette convocation existe-t-elle dans le dossier ?

Colonel OTOULOU: Vrai, elle n’existe pas.

13. Le mandat de perquisition

Me ESSONO : Colonel, avez-vous un mandat de perquisition pour le domicile d’Amougou BELINGA ?

Colonel OTOULOU: Non.

Avocat: La loi dit que lorsque vous n’avez pas de mandat de perquisition, vous demandez l’autorisation au maître des lieux. S’il refuse, vous laissez vos éléments pour aller chercher l’autorisation. L’avez-vous fait ?

Colonel OTOULOU: Non.

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