Affaire Martinez Zogo : Voici ce qui innocente le Col Jean Pierre Otoulou

Colonel Otoulou.png Il n'avait pas besoin de mandat pour mener son enquête ou ses arrestations

Mon, 7 Sep 2026 Source: www.camerounweb.com

Les accusations dont fait l’objet le colonel dans l’affaire Martinez Zogo résultent principalement d’une mauvaise compréhension du droit et d’informations relayées sur les réseaux sociaux.

L'inculture, la paresse intellectuelle et les réseaux sociaux minent la société camerounaise. Aujourd'hui, l'homme camerounais dans sa majorité est un suiveur passif. La chasse aux sorcières contre le Colonel Jean Pierre Otoulou en est la parfaite illustration.

L'article 115 du Code pénal camerounais définit le crime ou délit flagrant (la flagrance) et encadre les prérogatives d'arrestation dans ce contexte précis. En effet, ce que prévoit l'article 115, est la flagrance.

La définition de la flagrance

Une infraction est flagrante lorsqu'elle se commet actuellement ou vient tout juste de se commettre. Elle est aussi considérée comme flagrante si, dans un temps très voisin de l'action, l'auteur suspecté est poursuivi par la clameur publique (cas Amougou Belinga) - ça ne veut pas dire coupable -, ou est trouvé en possession d'objets, armes ou indices laissant penser qu'il a commis l'infraction.

L'arrestation par toute personne (citoyen ou agent): En cas de crime ou délit flagrant, toute personne (pas seulement la police ou la gendarmerie) a le droit d'en appréhender l'auteur.

L'obligation de conduite immédiate : La personne ainsi arrêtée doit être conduite immédiatement devant l'officier de police judiciaire (OPJ) ou le procureur de la République le plus proche.

Bien que le Code pénal définisse la flagrance et ce principe d'arrestation, c'est le Code de procédure pénale camerounais (notamment aux articles 103 et suivants) qui détaille l'ensemble des règles de déroulement des enquêtes de flagrance et de la garde à vue.

Le Colonel Jean Pierre Otoulou n'avait pas besoin de mandat pour mener son enquête ou ses arrestations. C'est ainsi. Le reste, ce sont les salmigondis des réseaux sociaux que certains veulent faire passer pour vérité.

Par conséquent, le président de la République, son excellence Paul Biya, légaliste patenté a compris l'entourloupe qui se déroule au Tribunal militaire. Sachez que même les avocats, qui posent des questions à l'emporte-pièce, n'ont même pas la quintessence du dossier, qui, au lieu d'être au Greffe, se retrouve dans le bureau du Commissaire du Gouvernement.

Mon frère et ami Me Calvin Job, que j'ai interviewé il y a bien longtemps, lors de son apprentissage comme avocat, pourra peut-être me démentir.

Allain Jules Menye

Source: www.camerounweb.com