Prosper Nkou Mvondo bientôt arrêté ?
Le journaliste et expert en communication, Jean Claude Mbede, n’a pas mâché ses mots en réagissant au dernier communiqué de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) concernant le limogeage de l’ancien sélectionneur Antonio Conceição. Dans une sortie médiatique virulente, Mbede a directement interpellé l’État, demandant des mesures fermes contre Prosper Nkou Mvondo, qu'il accuse de manipuler la fédération à des fins personnelles.
Jean Claude Mbede dénonce d’abord ce qu’il appelle la « dérive éthique » au sein de la Fecafoot, où l’inexpérience du président Samuel Eto’o, d’après lui, ouvrirait la voie à des individus aux ambitions politiciennes, en l'occurrence Nkou Mvondo. « Si le président de la Fecafoot est un jeune inexpérimenté, l’attitude de Nkou Mvondo, opposant politique de pacotille, affamé de pouvoir et d’argent, est inacceptable », a-t-il fustigé. Il reproche à Nkou Mvondo de chercher à instrumentaliser la Fédération pour poursuivre des objectifs politiques, mettant en garde contre les répercussions que cela pourrait avoir sur la stabilité du football camerounais.
L’implication de Nkou Mvondo, un universitaire et homme politique, dans les affaires de la fédération, semble particulièrement irriter Jean Claude Mbede, qui estime que ce dernier cherche à « utiliser l’équipe nationale de football pour atteindre des objectifs politiques irréalisables ». Selon lui, la main de Nkou Mvondo se cache derrière les récents communiqués de la Fecafoot, notamment celui affirmant que le limogeage de Conceição avait reçu l’aval de la présidence de la République.
Mbede voit dans cette situation une opportunité pour l’État de renforcer son rôle dans la gestion du football, soulignant que « l’équipe nationale, emblème du pays au même titre que le drapeau ou l’armée, ne peut être laissée entre les mains de malhonnêtes ». Il plaide ainsi pour une intervention directe du gouvernement afin de ramener la sérénité au sein de l’équipe nationale et protéger le football, qui reste l’un des meilleurs ambassadeurs du Cameroun à l’international. « L’État doit sévir pour neutraliser ce malhonnête et ramener la sérénité, quitte à prendre un décret confiant la gestion de l’équipe nationale à un autre organisme », a-t-il conclu.