Affrontements entre les clans Dion Gute et Ngoh Ngoh : Le régime Biya au bord de l'éclatement

NGOH NGOH DION NGUTE 'Cette guerre des mafias atteste que le match est terminé'

Sat, 31 Jan 2026 Source: www.camerounweb.com

La guerre de clans à laquelle on assiste depuis quelques semaines au Port Autonome de Douala dans « l’affaire SGS », révèle les divisions profondes qui règnent dans l’appareil de l’État. Elle révèle aussi la mainmise de certaines personnalités sur l’économie camerounaise.

LES NON-DITS DE L'AFFAIRE SGS ET LE PORT DE DOUALA

Les camerounais ne doivent pas se leurrer. Ce qui se passe au Port de Douala n'est aucunement une question de défense des intérêts du Cameroun. C'est l'un des derniers épisodes d'une guerre de clans qui se passe au Cameroun depuis quelques années. C'est un conflit pour des intérêts personnels et pouvoiristes. Derrière cette guerre, deux clans au sein du sérail tirent les ficelles dans l'ombre. Il s'agit du clan Motaze (Fc Ligne 94) et le clan Ngoh Ngoh (Fc Task-force). Le clan Motaze a pour alliés René Sadi, Laurent Esso, Dion Ngute, Ngalle Bibehe etc. C'est à ce clan qu'appartient la SGS. Le clan Ngoh Ngoh quant à lui a pour alliés Cyrus Ngo'o, Ayem Mauger, Mbarga Mboa, le général Amougou Emmanuel, certains israéliens etc. Transatlantic D. SA est la propriété de cet autre clan.

On est alors dans guerre des mafias donc des rétro commissions et surtout de situation de rentes. Motaze et sa bande sont actionnaires à vie de SGS- Cameroun, à travers des prête-noms, leurs enfants, etc. C'est d'ailleurs René Sadi qui est PCA de SGS. On est tenté de se demander quel est le rapport entre René Sadi, Ministre de la République et la SGS qui est une société privée de droit Ohada?

N'ya - t- il pas incompatible manifeste avec sa qualité de fonctionnaire? (Interdiction d'exercer une activité commerciale tel que prévu dans les statuts de fonctionnaires)?

Le clan de Ngoh Ngoh et Cyrus Ngo'o qui est lui aussi actionnaire de Transatlantic D. SA à travers des prête-noms, veut remplacer celui de Motaze pour récupérer à vie ce juteux pactole. Le patron de Transatlantic est israélien. Cette même société contrôle déjà le Port de Kribi et plusieurs autres sociétés publiques au pays.

En cette fin de règne, ces gars sont en train de se créer des situations de rentes à vie en s'infiltrant comme de virus dans toutes les rentes économiques de l'État ( Secteurs pétrolier, miniers, Sociétés de gestion de l'eau, d'électricité, de Scanning, péages, les banques, etc. Ils sont incrustés partout de manière invisible grâce à la technique des prête-noms et des sociétés -écrans aux noms à consonances étrangères.

Ils sont en train d'hypothéquer durablement l'avenir des Camerounais, car ils font exprès de signer les contrats avec ces pseudo- multinationales pourtant camerounaises, sous l'égide du droit international. Tout ceci afin d'empêcher le prochain régime d'annuler ces contrats de dupes ou léonin, de peur que le pays en cas rupture ne soit contraint à payer de très lourds dommages et intérêts. C'est un vrai cercle vicieux. C'est d'ailleurs, l'argument fort que Motaze a servi à Dion Ngute et aux Camerounais dans le cas SGS pour mettre KO le camp Ngoh-ngoh.

Avec ces situations de rentes, ces gangsters qui tuent notre pays et l'avenir de nos enfants, savent que bientôt, ils vont tous fuir le Cameroun pour s'installer à Dubaï, en Israël, mais, les Sociétés comme la SGS- Cameroun, Transatlantic D. SA et autres qu'ils ont captées, vont continuer à verser des prébendes dans leurs comptes offshores. A ce système de captation de l'économie du Cameroun, il faut ajouter le pillage grossier que ces monstres font à travers des bandits illettrés du genre d'Amougou Belinga qui depuis plus 10 ans, selon les informations des agents de la Direction du Trésor, récupère tous les mois de février une somme surréaliste 16 milliards de FCFA au ministère des finances sans justificatifs valables pour son compte et de celui de ses amis, qu'il essaye de blanchir tant bien que mal.

L'économie du Cameroun est en lambeaux, car gérée par des incompétent et des voleurs de la trempe de Motaze, Ngoh Ngoh, Ayem Mauger et Amougou Belinga.

Cette guerre des mafias atteste que le match est terminé et ce régime joue les dernières minutes de la prolongation et les bandits ou la racaille se battent sur les dernières opportunités juteuses, avant l'inévitable exil de certain ou la prison pour d'autres.

L'avenir nous le dira bientôt.

Paul Chouta

Source: www.camerounweb.com