Après avoir attaqué le MRC, le PCRN déclare la guerre aux médias

Prince Nfor Nchanji MIMI MEFO CABRAL LIBII Christian Ndjock Nkongo annonce son intention de saisir le CNC et les juridictions compétentes

Wed, 30 Sep 2026 Source: www.camerounweb.com

Le Secrétaire national du PCRN chargé des Affaires politiques, des Droits de l’homme et des Libertés publiques, Christian Ndjock Nkongo, annonce son intention de saisir le Conseil national de la communication (CNC) et les juridictions compétentes face à des contenus qu’il considère comme diffamatoires, haineux ou fabriqués à l’aide de l’intelligence artificielle. Dans une mise au point, publiée sur les réseaux sociaux, tout en réaffirmant son attachement à la liberté de la presse et à la critique politique, Christian Ndjock Nkongo appelle les médias à respecter la loi, la déontologie et la dignité des personnes, et met en garde contre la diffusion de fausses informations et de contenus à caractère tribal.

MISE AU POINT

En ma qualité de Secrétaire National aux Affaires Politiques, aux Droits de l’homme et aux Libertés publiques du parti PCRN, je prendrai toutes les dispositions nécessaires pour saisir le Conseil National de la Communication (CNC) ainsi que les juridictions compétentes.

Soyons clairs : nous sommes pour la liberté d’expression. Nous sommes pour une presse libre, indépendante et exigeante. Nous sommes même favorables à une critique politique vigoureuse. Mais la liberté de la presse n'est pas un permis de salir.

Quand la critique se transforme en délation, quand le débat politique vire à la haine à fondement tribal, quand certains se livrent à la fabrication de faux contenus et de fake news à l'aide de l'intelligence artificielle pour discréditer délibérément un homme public, nous ne sommes plus dans le libre exercice de la liberté d'expression: nous sommes dans la manipulation.

Et lorsque ces pratiques sont le fait de médias ou sont relayées par eux, la responsabilité devient encore plus lourde. Un média n'est pas un défouloir. Une rédaction n'est pas une officine de fabrication de calomnies. La liberté éditoriale n'exonère personne du respect de la loi, de la déontologie et de la dignité humaine.

Que des individus s'égarent dans ce registre peut encore être considéré comme une dérive du débat politique. Cela participe, jusqu'à un certain point, de cette fameuse « détente » politique que certains revendiquent. Mais pas les médias.

Nous n'accepterons pas que certains se servent de leur statut ou de leur audience pour industrialiser le mensonge, attiser les haines et fabriquer artificiellement des faits qui n'existent pas. La critique, oui. La contradiction, oui. L'enquête, oui. Le journalisme d'investigation, oui. La diffamation, la manipulation, la haine tribale et les faux fabriqués pour salir : NON !

À ceux qui pensent pouvoir tout se permettre derrière un écran, un micro ou une carte de presse, le message est simple : La récréation est terminée. Désormais, chacun devra répondre de ses actes devant les instances compétentes.

Nous ne demandons pas le silence.

Nous exigeons simplement que la liberté soit exercée avec responsabilité.

(é) C2N

Christian Ndjock Nkongo

Source: www.camerounweb.com