'Les juges diront le droit des hommes, en fonction des éléments qu'ils ont sous la main'
Lors de l’audience du lundi 1er juin au Tribunal militaire de Yaoundé, Me Emmanuel Simh a assisté à la projection d’images montrant les derniers instants de Martinez Zogo. Selon les témoignages des personnes présentes, la salle entière a été plongée dans la stupeur. Certains n'ont pu retenir leurs larmes, d'autres ont préféré détourner le regard ou quitter la salle, tant les scènes décrites étaient difficiles à supporter. Me Emmanuel Simh, profondément marqué par ce qu'il a vu, a déclaré qu'il lui serait difficile de trouver le sommeil après cette audience. Pour lui, cette séquence rappelle jusqu'où peut aller la cruauté humaine et soulève une question douloureuse : comment des hommes peuvent-ils infliger une telle souffrance à un autre être humain ?
ICI GISAIT MARTINEZ ZOGO
De passage au Tribunal Militaire de Yaoundé cet après-midi, j'ai assisté à la projection d'un extrait des images de la mise à mort de Martinez ZOGO.
Je ne dormirai sûrement pas cette nuit.
Comment des êtres humains peuvent-ils être capables d'une telle sauvagerie?
L'horreur absolue.
On y voit un homme entièrement nu dans la poussière, le corps ensanglanté, la bouche entravée par un gros baillon, mais qui néanmoins supplie en étouffant et en tendant douloureusement les mains ses bourreaux de lui laisser la vie sauve.
Peine perdue. Sa douleur devait plutôt les exciter.
Comment font-ils pour embrasser leurs femmes et leurs enfants après une si sale besogne? Ont-ils des parents?
J'ai vu une salle transie d'émoi, des femmes et des hommes en larmes, certains quittant la salle d'audience ou fermant les yeux, incapables de regarder sur cet écran géant cette barbarie en direct.
Les juges diront le droit des hommes, en fonction des éléments qu'ils ont sous la main.
Mais le karma, la justice de Dieu sera impitoyable.
En images, le lieu où avait été retrouvé le corps sans vie de Martinez ZOGO.
Me Emmanuel Simh