Assassinat de Martinez Zogo : ce que Modeste Mopa a vu et entendu

Modeste Mopa Est Tres Attendu Dans Le Dossier Un crime non encore élucidé

Wed, 19 Aug 2026 Source: www.camerounweb.com

Martinez Zogo est mort et plusieurs personnes, à l’époque en collaboration avec lui ou les présumés coupables, en savent quelque chose. L’une d’elles est Modeste Mopa, le fiscaliste et haut fonctionnaire du pays. Dans une tribune signée par Vincent Sosthène Fouda, le socio-politologue, des révélations sont faites, des choses que beaucoup de personnes ignoraient jusqu’ici sont dévoilées.

L’avion ayant à son bord Modeste Mopa Fatoing s’est posé à Yaoundé Nsimalen. Ce n’est pas ici que commence son retour au pays natal, mais voilà il est des retours qui ne sont jamais de simples voyages.

Lorsqu’un homme a quitté son pays au moment où une affaire judiciaire d’une gravité exceptionnelle venait de commencer, son retour ne peut être regardé seulement comme le déplacement d’un individu d’un point géographique à un autre. Il devient un événement de la procédure, un fait politique, parfois même un fait de conscience. Le retour annoncé de Modeste Mopa Fatoing au Cameroun appartient à cette catégorie.

Il faut pourtant commencer par une précaution essentielle : la justice ne se nourrit ni de rumeurs, ni de patrimoines exhibés, ni de coïncidences géographiques. Elle se nourrit de preuves (…).

De Washington à Yaoundé : le retour au réel. En janvier 2023, le départ de Modeste Mopa Fatoing vers le Fonds monétaire international (FMI) avait été officiellement présenté comme un détachement de trois ans. Une correspondance de la présidence de la République datée du 25 janvier 2023 faisait état de l’accord du chef de l’État pour ce détachement. Le calendrier administratif est donc arrivé à son terme. Mais le calendrier judiciaire, lui, n’a jamais cessé de courir.

Et c’est précisément ce qui donne au retour une signification particulière. La question n’est pas de savoir si Mopa est coupable. La question est de savoir ce qu’il sait. Ce qu’il a vu. Ce qu’il a entendu. Ce qu’il a échangé. Ce qu’il savait des relations entre certains protagonistes. Et surtout, ce qu’il peut dire à la justice sur la période qui a précédé la disparition et l’assassinat de Martinez Zogo.

La philosophie du droit moderne nous rappelle, avec Cesare Beccaria, que la justice ne peut être fondée que sur la raison et la preuve, jamais sur la présomption sociale ou la réputation. Dans une démocratie véritable, on pourrait ajouter : la vérité doit arrêter la rumeur.

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