Nouvelle journée d’audience charnière au Tribunal militaire de Yaoundé. Les 14 et 15 septembre 2026, la cross-examination des accusés a repris de plus belle, avec en point d’orgue le contre-interrogatoire de Bruno Bidjang et de Justin Danwé face au colonel Jean-Pierre Otoulou, 34ᵉ témoin du ministère public. Entre la lecture du rapport d’expertise, les révélations sur la chronologie de la mission et les questions sans réponse sur l’absence de confrontation, la défense a tenté de fissurer l’accusation. Compte rendu d’une audience sous haute tension où chaque mot pèse.
Affaire Martinez Zogo
Peuple camerounais, parce qu'il faut renverser la table de la désinformation, voici le CR du debut de
l' audience criminelle spéciale du Tribunal Militaire de Yaoundé des 14 et 15 septembre 2026 TMY s'est ouverte à 11h20 . Il s'agit de la cross-examination des accusés et de la réexamination au 34e témoin Col . Otoulou Jean-Pierre.
🔴 Accusé Bruno Bidjang.
Dès sa prise de parole l'accusé a interrogé le 34e témoin sur le message envoyé à Paul Daisy Biya.
R/ Cette phrase ressort dans le rapport d'expertise. Puis, on l'a trouvée dans votre téléphone.
Q/ Ledit message était , le JJ ou le moment venu?
R/ Le JJ ou le moment venu c'est la même chose. En que le moment venu c'est encore plus grave.
Pour nous, ce n'est pas une simple coïncidence. C'est un indice prélevé, et c'est la coïncidence des faits qui nous a amenés à en faire un indice d'opération.
Q/ Pourquoi vous expliquez au tribunal les mots que vous avez changés ?
R/ Que ce soit le jour J ou le moment venu, l'esprit du texte est le même.
Q/ Lorsqu'une personne parle de cette phrase, est-ce que c'est une opération ?
R/ C'est un indice prélevé, sauf que c'est la coïncidence des faits qui nous a amenés à faire en affaire un indice.
Aussi, il a été confirmé que vous êtes en train d'épier les enquêteurs. Ce qui nous nous a permis de savoir que vous êtes en train de vous reprocher quelque chose.
Q/ Par quel mécanisme moi, Bruno Bidjang, étant en garde à vue, je pouvais épier les enquêteurs ?
R/ Le rapport d'expertise l'a démontré. Le message, vous avez rencontré certains enquêteurs, en l'occurrence le Colonel Samnick.
C'est le rapport de l'expertise qui l'a relevé, avant votre interpellation.
Q/ Monsieur le Président, qu'il sorte le rapport et qu'il le lise.
R/ Okay Monsieur le Président, je vais lire le rapport.
Reçu patron. Voici la Transcription intégrale nettoyée de ton nouvel audio - C'est la suite directe de l'audience.
Le colonel a donc sorti le rapport, il s'est donc mis à lire quelques extraits.
À la lecture de ces quelques extraits, notamment : " Les deux de la PJ après notre échange , je suis rassuré. Le colonel Samnick m'a aussi rassuré."
Q/ Qui parle c'est le bleu ou le blanc parlant de l'envoi et reception sur l'échange whassap?
R/ C'est le blanc qui parle sauf que le bleu parle aussi.
À la lecture dudit rapport, Bruno Bidjang, persuadé que le 34e témoin était en train de fabuler et d'inventer les faits, a sollicité que lecture soit faite de ces échanges, du début jusqu'à la fin, par une autre personne.
Le Président du Tribunal lui a alors rétorqué : "Si vous avez des doutes, en avez-vous avisé vos conseils ? C'est le même rapport partout."
Persistant à contester l'authenticité de ces messages dans leur intégralité, Bruno Bidjang s'est vu remettre le document par le 34e témoin lui-même. Il s'est alors mis à le feuilleter longuement, à le scruter, à le fouiller page après page.
Après cet examen minutieux et répété, il a dû se rendre à l'évidence : il était bel et bien l'auteur de ces propos.
Dès lors, Bruno Bidjang s'est retrouvé sans contenance, lui qui était convaincu que le colonel affabulait. Contre toute attente, il a lui-même attesté de l'authenticité des faits, confirmant que les échanges entre lui et Paul n'avaient jamais été altérés, pas même d'un iota.
Q/ Vous avez cité Ebode et Brouta.
Qui sont ces deux personnes pour moi d' après le rapport d'expertise?
R/ Nous n'avons pas fait le lien.
Q/ Savez-vous que ce sont deux collaborateurs ?
R/ Non
Ce que j'ai cherché à savoir, c'est ce qui transparaissait dans le SMS envoyé par Paul Daisy Biya.
Q/ Ces deux personnes font-elles partie de l'enquête ?
R/ Ils ne font pas partie de l'enquête, mais ils font partie vos sources de renseignements pour connaître l'évolution de l'enquête.
Q/ J' 'étais déjà en garde à vue lors de cette conversation?
R/ Je n'ai pas regardé la date.
Q/ Est-ce que vous connaissez le travail d'un journaliste ?
R/ Je n'ai pas d'élement à apporter à cette question.
Q/Est-ce que vous savez que le travail d'un journaliste est celui de l'investigation ?
R/ Je n'ai pas d'éléments à cette question.
Q/ Pouvez-vous dire au tribunal comment vous avez eu mon SMS ?
R/ Je l'ai eu auprès du Colonel Bialo. Et quand on a ouvert, votre téléphone, c'était authentique.
Q/ Faisait-il partie de la commission d'enquête mixte ?
R/Non. Je l'ai eu avant la mise sur pied de la commission.
Q/ Avec qui j'ai eu cette conversation ?
R/Paul Daisy Biya.
Q/ A-t-il été entendu à la commission d'enquête mixte ?
R/ Oui.
Q/ Combien de fois j'ai été entendu ?
R/ Bon c'est vrai que je ne me rappelle pas.
Q/ Savez-vous que j'ai été entendu une fois par la commission d'enquête mixte ?
R/ Oui.
Sauf que les indices qui ont été retenus contre vous sont clairs dans le rapport d'expertise.
Q/ Pourquoi n'y a-t-il pas eu confrontation entre Paul Daisy et moi ?
R/ Je ne prenais plus d'initiative. Nous recevons déjà les instructions du Commissaire du Gouvernement.
R/ Pourquoi ?
Q/ Nous avions retenu des indices contre vous. Ne cherchez pas à personnifier l'enquête. C'est dans le cadre de la commission d'enquête mixte.
Q/ À Emana lorsque vous êtes venu m'interpeller, elle était déjà mise sur pied ?
R/ Non. Mais votre audition s'est passée devant la commission d'enquête mixte.
Q/ Vous avez dit que vous êtes un fin limier. Vous avez atteint le summum de la gendarmerie en étant colonel. Si vous étiez à la recherche de la vérité pourquoi il n'y a pas eu une confrontation?
R/ Ce n'est pas exactement ce que j'ai dit. Je ne saurais répondre à cette question.
Q/ Dans cette conversation, qui a écrit en premier ?
R/ C'est Paul Daisy.
Tout a commencé le mercredi 28 décembre 2022 décembre . Lui et toi vous parlez de Martinez Zogo.
Il te dit "allô" et tu réponds "frère". Et plus tard ça se poursuit "un jour un jour... Pour le moment on a mieux à faire Et plus tard tu répliques : "Le moment venu on sera sans pitié."
Q/ À la lumière de ce que vous dites, deux experts sont venus ici. L'expert Bell et l'expert Oloumou sont venus ici me mettre hors de cause. Vous le savez?
R/ Je ne suis pas au courant, mais le rapport de l'expert Bell démontre autre chose. Quant à celui de Oloumou, c'était dans le cadre de l'information judiciaire.
Q/ Y a-t-il un lien que j'ai avec les 17 accusés ici présents ?
R/ Oui, il y a un lien avec Amougou Belinga. " Les gars ont pensé à tout pour accuser le boss". Voilà le lien.
Les éléments trouvés dans votre téléphone montrent à suffisance que vous étiez au courant de ce qui s'est passé.
Q/ Y a-t-il un élément matériel ?
R/ Selon le rapport d'expert, "le moment venu, on sera sans pitié " Et ça a été sans pitié.
Q/ Paul Daisy est passé ici. Il a dit que cette conversation n'avait rien à y voir dans le sens que vous dites.
R/ On a interprété au sens des enquêteurs que nous sommes.
Q/ Lorsque vous m'aviez arrêté, est-ce que j'ai été en contact avec monsieur Jean-Pierre Amougou Belinga ?
R/ Je ne me rappelle pas.
Q/ Avant mon passage devant la commission, j'ai eu accès à un avocat ?
R/ Je ne me rappelle pas. Cependant, votre téléphone a été ouvert en présence de votre avocat et il a été refroidi après avoir vu le message.
Q/ Quelle était ma réponse suite au SMS envoyé à Paul Daisy ?
R/ C'était dans le cadre de la justice, sauf que monsieur Amougou Belinga a dit qu'il a plutôt les problèmes avec monsieur Mvié.
Concernant le Code de Procédure Pénale et La proximité ou la confiance sont des preuves au vue du CPP ou du CP
R/ Ce n'est pas un mode de preuve, toutefois, ils peuvent être un indice concordant.
Q/ Y a-t-il eu un appel, un message, un financement, une rencontre entre les membres du commando et moi ?
R/ Il existe un message qui transparaît selon les enquêteurs.
R/Paul Daisy est-il poursuivi dans cette affaire ?
R/ Je ne pense pas.
Q/ Il y a eu la perquisition dans mon domicile, la fouille dans mes véhicules, dans mon bureau, est-ce que vous avez trouvé un indice ?
R/ Quand on mène une enquête, tout n'est pas d'une grande valeur. C'est mon indice
Q/ Dans l'expertise, est-ce qu'il a été démontré que j'avais d'autres téléphones ?
R/ Je ne me suis pas appesanti puisque j'avais déjà un indice majeur.
Q/ Lors de l'expertise, est-ce qu'il a été démontré que j'ai effacé des messages ?
R/ Il n'en ressort pas.
Lors des echanges entre Bruno Bidjang, le CG prenait les notes. À la fin Bruno Bidjang est allé s'assoeir perdu dans ses pensées , tête baissée et soutenue par ses mains.
🔴 Accusé Danwé
Q/ Lors de la descente du Colonel Nzié, il a été constaté que le serveur a disparu dans le cabinet du DGRE, vous le saviez ?
R/ Je l'ai appris.
Q/ Si vous étiez au courant, quelle conclusion feriez-vous ?
R/ Ce serait un indice qu'il y a bel et bien eu quelque chose.
Q/ Êtes-vous au courant que l'auteur de la surveillance de la salle a fait l'objetfait l'objet des poursuites pour avoir supprimé les preuves ?
R/ Je ne suis pas au courant.
Q/ Quel lien pouvez-vous faire avec le désossement de cette salle ?
R/ C'est un lien qui tend vers l'indice.
Q/ Monsieur Eko Eko vous a dit lors de cette descente qu'il a adressé une demande d'explication ?
R/ Non.
Qu'est-ce qui peut l'expliquer?
R/ Le Tribunal jugera ?
Bichara Boucar ea souscrit les téléphones. Vous êtes au courant ?
R/J'ai appris mais je ne me suis pas intéressé.
Madame Moudié a affirmé dans notre travail d'écoute, qu' on a eu le signalement de Martinez Zogo. Avez-vous interrogé le DG dessus ?
R/ Non.
Q/ Que vous inspire cette inertie ?
R/ Je laisse au Tribunal d'apprécier.
Q/ Concernant les méthodes spéciales et mesures à la lisière dde la légalité dont on parlait, le DG l'a t-il dit?
R/ Oui cela a été dit.
Q/ Vous a-t-il dit qu'il existe les missions dont le gouvernement ne va jamais reconnaître ?
R/ Ça a été dit.
Q/ Au regard de ce qui précède, est-ce que le le DGDGRE ne peut pas connaître que cette mission a foiré ?
R/ Je ne peux pas apprécier.
Q/ Le DG vous a-t-il dit qu'il y a quelques années, Martinez l'insultait?
R/ Cela a été dit dans le PV
Q/ Eko Eko vous a-t-il dit que le lieutenant Bichara disait que Ndanwe est capable de prendre l'argent chez Amougou Belinga pour les sales besognes?
R/ Affirmatif.
Q/ Qu' est-ce que Bichara vous a dit à propos de cette déclaration, devant la commission d'enquête?
R/ À l'enquête préliminaire il ne voulait pas parler mais devant la commission il a confirmé les propos.
Q/ En tant qu'enquêteur, que signifie une telle contradiction ?
R/ Au Tribunal d'en apprécier.
Q/ Dans l'une de ses auditions, vous a-t-il donné la qualité à l'une de ses épouses ?
R/ Dans le PV il est dit Inspecteur de police en service au MINFI.
Q/ Monsieur Eko Eko a-t-il reconnu avoir mis Amougou Belinga sous surveillance ?
R/Oui, ça existe dans sa déclaration.
Q/ Que vous inspire ce séquencement de Monsieur Eko Eko là où Martinez a été jeté ?
Q/ Je laisse au Tribunal d'apprécier.
Q/ Est-ce que je vous ai confié que mon patron a donné l'ordre de tuer Martinez Zogo ?
R/ Non.
Q/ Est-ce que j'avais donné l'ordre de tuer la cible ?
R/ Non.
Q/ Au regard de votre expérience, pensez-vous que les agents de la DGRE pouvaient tuer Martinez Zogo, aussi célèbre qu'il était, et l'abandonner au bord de la route avec ses éléments d'identification ?
R/ Aucune réponse à cette question, Monsieur le Président.
Q/ Reconnaissez-vous que j'avais dit que cette mission ne pouvait ni être exécutée ni planifiée sans que le DG ne soit au courant ?
Q/ Vous l'avez dit.
Q/ Selon l'enquête les éléments du commando, l'opération a été planifiée à la salle des réunions du DO. Cette salle était sous surveillance ?
R/ Oui, selon les éléments descendus sur le terrain.
Q/ Quelqu'un d'autre a été placé à mon bureau, cette manière de faire est orthodoxe?
R/ Je laisse au tribunal d'apprécier.
Q/ Un PV de remplacement vous a été présenté?
négatif.
Q/ Avez-vous interrogé le DG Eko Eko puisqu'il avait dit qu'il pouvait me sanctionner ?
R/ Nous ne l'avons pas fait.
Q/ James Elong vous a dit que Tongué Nana Stéphane avait dit à madame Charlotte qu'il était à la disposition du DO pour une mission spéciale?
R/ Oui il l'a dit.
Q/ Cela ne veut pas dire que le cela ne veut pas dire que le DG était au courant?
R/ Seuls les membres de la DGRE connaissent le fonctionnement.
Q/ N'avez-vous pas remarqué que madame Charlotte était très proche du DG, DGRE ?
R/ Je ne peux pas répondre à cette question.
Q/ Y avait-il un seul officier présent au moment de l'enlèvement de Martinez Zogo ?
R/ L'enlèvement est un ensemble de choses. Au moment du rap, parlons plutôt du rap, non.
Q/ Lors du traitement de la cible, un officier était présent ?
R/ Non.
Q/ Ne pensez-vous pas que parce qu'il y a eu mort d'homme, la hiérarchie m'a rejeté ?
R/ Je laisse le son au tribunal d'apprécier.
Q/ Vous avez déclaré au tribunal que j'ai demandé à être réentendu. Les suites des auditions ne sont pas une orientation ?
R/ Non. C'était des techniques de subtilité de l'enquête.
R/ Depuis le début de cette affaire, ai-je déjà indexé une personnalité de la République pour brouiller les pistes ?
R/ À ma connaissance , non.
Q/ Concernant le coup d'Etat évoqué par Eko Eko, avez-vous appris que le chef de l'Etat a inquiété un seul de ses collaborateurs ?
R/ Je ne saurais répondre à cette question.
Q/ Est-ce que faire une enquête du chef de l'Etat suspend les activités de la DGRE ?
R/ Je ne voudrais pas entrer dans les affaires de la hiérarchie.
Q/ Parlant du lieu du traitement de la cible, est-ce que les éléments vous ont dit que c'était à l'immeuble Ekang qu'ils ont traité la cible?
R/ Négatif ?
Q/ Est-ce que Amougou Belinga vous a dit qu'il recrute les hommes en tenue pour fouetter ce qui le dérange ?
R/ Négatif.
Q/ Le 29 décembre 2022 je vous ai dit que j'ai rencontré Amougou Belinga?
R/ Oui, chez lui.
Q/ Savez-vous qu'avant cette rencontre la mission m'avait déjà été confiée par le DG ?
R/ Je ne le savais pas.
Merci pour la révélation.
Q/ Pouvez-vous définir le vocable assassinat ?
R/ Je n'ai pas d'élément à donner à cette question.
Q/ Savez-vous que le chef d' EBogo a déclaré qu'une piste traversait cet endroit ?
R/
Je l'ai remarqué.
Q/ Cette carrière est-elle active ?
R/ Je ne saurais répondre mais la route était en chantier.
Q/ Avez-vous remarqué les traces du véhicule ?
R/ Affirmatif.
Q/ Concernant la fiche technique pouvez-vous dire qu'elle a été obtenue de manière frauduleuse ?
R/ Je n'ai pas d'élément à apporter à cette question.
Q/ Maître Claude Assira a brandi une application de GTO, pensez-vous que cette application peut se substituer à une fiche technique ?
R/ Je ne suis pas expert.
Q/ Cette démarche de maître Claude ne vise-t-elle pas à tromper la vigilance du tribunal ?
R/ Je ne saurais répondre à cette question.
Q/ Vous avez dit avoir subi des pressions, lesquelles ?
R/ C'était la pression médiatique.
Q/ Cette pression a-t-elle orienté vos enquêtes ?
R/ Négative puisque je suis arrivé au résultat.
Q/ Vous êtes chanceux mon colonel.
R/ Merci mon colonel.
Q/ Où était gardé Martinez Zogo ? Puisque le médecin légiste dit que le corps a été déposé.
R/ Le colonel a donc lu l'audition de Bakaiwé qui dit: " Ebo et moi étions les derniers à partir, nous avons déplacé le corps un peu plus bas. Nous avions torché la cible, nous regardait c'est-à-dire morts yeux ouverts.
C'est à la fin que le DO nous a agressé les félicitations du DG. DGRE. J'avais les remords pour prendre l'argent.
Q/ Lors de l'opération il y a eu euh l'interférence dans dans nos communications. Au regard de ce qui précède vous n'avez pas envisagé de creuser la piste de cette interruption ?
Q/ Je ne serais entré dans le secret de Dieu.
Q/En tant qu'enquêteur n'avez-vous pas perçu un lien entre cette interruption et la surveillance de mes téléphones à distance ?
Q/ Nous n'avons pas.poursuivi les recherches. J'avais déjà tout ce que je voulais.
Q/
Pourquoi vous avez envoyé mon numéro MTN au lieu de celui de mon service ? N'est-ce pas là ne volonté à brouiller l'enquête en envoyant mon numero au DG MTN ?
R/ La commission n'a nullement cette volonté d'autant plus que c'est vous-même qui nous avez donné tous les éléments.
Q/ Cette enquête a eu un relent politique en toile de fond?
R/ Non, nous nous nous sommes basés sur des indices et des faits.
🔴Godje Ooumarou
Q/ Mon colonel, parlons de l'opération. Comment euh comment a-t-elle été préparée ?
Q/ Il y a eu les éléments préparatoires à savoir le Liclan qui a fait la filature, il y a eu la réunion à la DO au cours de laquelle tout le monde était présent.
Q/ Le fait pour ces éléments du commando de se retrouver sur cette opération ne traduit pas le fait d'obéir à un ordre hiérarchique ?
R/ Je sais que vous voulez parler de la discipline militaire. Je préfère laisser le soin au tribunal de régler cette question.
Q/ Est-ce que vous avez demandé au colonel Danwe quelle était la position exacte de son collaborateur Godje ?
R/Je ne me rappelle pas. Il faut peut-être lire le PV.
Q/ S'agissant de l'avis de recherche, l' 'avez-vous étendu dans toutes les Régions?
R/ Il a été émis. Vos collaborateurs vous ont cherché à vous avoir.
Q/ Savez-vous que lj'ai traversé quatre légions de gendarmerie qui à chaque poste, je présentais ma CNI lors du voyage ?
R/ Je n'ai pas connaissance.
Q/ Savez-vous pourquoi l'agent Godje s'y est rendu seul ?
R/ Je n'étais pas à l'instruction.
Q/ Savez-vous qu'un agent de la DGRE en situation sensible peut s'y isoler temporairement pour prendre du recul avant de prendre une décision ?
R/ Pas de réponse à cette question. Elle ne se rapporte pas aux faits.
🔴 Tongué Nana.
Q/ Pouvez-vous confirmer au tribunal que Monsieur le Col Danwé à l'époque des faits était colonel de grade et DO ?
R/ Oui.
Q/ Est-ce qu'il est mon chef hiérarchique ?
R/ Oui.
Q/
Est-ce que j'étais j'étais sous ordre légal ?
R/ il y a le contexte, il y a la discipline militaire. C'est le tribunal qui appréciera.
Q/ Pouvez-vous rappeler au tribunal l'équipe du commando et ses différentes composantes ?
R/ Il y avait le Liclan cqui a fait la filature. Elle était composée de Daouda et de Tongue. Il y avait les opérationnels dans le prado à savoir Godje, Zok, lenoir Dawa. C' est le premier module. Le deuxième module dans le Hilux il y avait Ebo et Bakaiwé.
Q/Pendant vos enquêtes, est-ce qu'un membre du GTI vous a dit qu'un membre du Liclan a participé à l'interpellation de Martinez Zogo à la brigade Nkolkondi ?
R/Non.
Q/ Est-ce qu'un membre du commando vous a dit qu'un membre du liclan a participé au traitement de Martinez Zogo ?
R/
Non.
Q/ Les agents Tongue et Daouda étaient dans une action combinée et ont fait la filature jusqu'à Tongolo ?
R/ Oui.
Q/ Est-ce à dire que ces éléments n'ont posé uniquement que des actes de filature ?
R/ Oui. C'est ce qu'il ressort de l'enquête préliminaire.
Q/ Est-ce que la filature est un acte légal en matière de renseignement ?
R/Oui.
Q/ Vous avez dit lors de la dernière audience suite à la confrontation du Colonel Danwé et d'Eko Eko que ce n'était pas le premier cas?
R/ Oui.
Q/ Si cela vient des hauts responsables de la DGRE, est-ce à dire que le DG a pour habitude de traiter ce type de cas ?
R/ Le tribunal appréciera.
Q/ Le Colonel Danwé vous a déclaré qu'il a convié le Liclan et le GTI dans cette mission?
R/ Afirmatif sauf que Zock a été appelé par Ebo.
Q/ De même Eko Eko assume l' entièrement la responsabilité dans le cas de Ebalé,
pensez-vous que le Colonel Danwe doit assumer les responsabilités dans l'affaire Zogo ?
R/Au tribunal d'apprécier.
Q/ Avez-vous visité les locaux d'Amplitude FM ?
R/ Non.
Savez-vous qu'à côté il y a un bar ?
R/ non
Q/ Savez-vous que le 7 janvier 2023 nous avons infiltré cette salle où Martinez Zogo était accompagné de deux hommes et deux belles femmes, où l'idée d'un coup d'État scientifique était en préparation à la suite de la pénurie de carburant ?
R/ Pas d'élément à donner à cette question.
Q/ Savez-vous qu'un des hommes a promis de lui rapporter les documents et photos de la Présidente de la République ?
R/ Je ne le sais pas.
Q/ Savez-vous qu'un compte-rendu a été fait au DO avec photo à l'appui ?
R/ Je ne le savais pas.
Q/ Savez-vous que toutes les voitures que prenait Martinez Zogo étaient filmées ?
R/ Je ne le savais pas.
Q/ Savez-vous que toutes les plaques de véhicules ont été envoyées au Ministère des Transports et que le Ministère des Transports a répondu que c'était des fausses plaques d'immatriculation ?
R/ Je ne le savais pas.
Q/ Savez-vous qu'au soir du 31 janvier 2023, le Colonel Danwe dans le bureau du Colonel Bialo était venu nous ordonner de vous dire toute la vérité jusqu'au moindre détail ?
R/ Je le constate.
Q/N'avez-vous pas remarqué le bref détour du Colonel Danwe dans le bureau du Colonel Bialo, puisque toutes les caméras étaient monotorisées à partir de chez lui ?
R/ Je ne me rappelle pas.
🔴 Saiwang Yves
Q/ Avez-vous auditionné les responsables de la DSE sur la fiche technique et le fonctionnement ?
R/ Non.
Q/ Ne pensez-vous pas que si l'enquête avait été poussée plus loin vous auriez pu aboutir à un résultat probant ?
R/ Nous ne pensons pas. Vous n'étiez pas de la Commission.
Q/ Savez-vous qu'il faut recevoir au préalable une autorisation de la DSE pour continuer de localiser un numéro de téléphone ?
R/Je ne le savais pas.
🔴 Heudji Serges
Q/ Quelle était la mission du Colonel Danwe dans cette affaire ?
R/ Molester, causer un bon nombre de traumatismes selon l'audition d'Ebo.
Q/ Lors des réunions de préparation, un agent de la DSE, Saiwang Yves ou Serge Yved ont assisté à cette réunion ?
R/ Non.
Q/ Toujours dans le cadre de cette opération, ils ont assisté au briefing ?
R/ Non.
QUESTION :
Concernant la demande de la fiche technique. Cette fiche technique parlait d'une opération ?
R/ Non
Q/ Cette fiche technique parlait d'une atteinte à l'intégrité de quelqu'un ?
R/ Non, je ne pense pas.
Q/ De la participation à l'exécution de cette opération, Heudji Serge et Saiwang Yves apparaissent ?
R/ C'est discutable dès lors on vous demande certaines informations.
🔴Bakaïwé
Q/ Vous êtes collégion. Le Colonel Danwé est DO. Qui est au-dessus de l'autre ?
Je n'ai pas de parallélisme à faire.
QQuand vous dites que c'est Bakaiwé et Ebo qui étaient les derniers à quiter la scène . J'ai dit ça où?
R/ C'est la version de la commission. Nous sommes repartis sur le terrain avec le Commissaire du Gouvernement pour que chaque personne dise ce qu'il a fait.
🔴 Suspension d'audience à 16h33 pour permettre au témoin de souffler.
Ministère Publique
Q/ Est-ce que selon vous, lorsque les membres du commando quittaient, la victime était encore en vie ?
R/ La mort est constatée par le médecin légiste.
Q/ Que vous ont-ils dit les membres du commando ?
R/ Permettez-moi de lire le PV de descente sur le terrain. C'est donc à partir de là que lorsque le 34e témoin commence à lire le PV du 11 février 2023 sur la descente du terrain que Me Mbuny a fait objection pour dire que c'est à l'examination in chief que cette question devait être posée par le Ministère Public et le témoin devait y apporter les réponses.
Le tribunal a donc estimé que cette objection peut être reçue et rejetée aussi. Finalement cette question n'a pas eu de réponse.
Q/ Qui vous a donné les éléments qui vous ont conduit à Amougou Belinga ?
R/ Il y a la déclaration d'Eko Eko, c'est-à-dire l'audio, l'audition de Danwe et le message de Bruno Bidjang.
Q/ Que contenait cet audio ?
R/ L' 'audio parlait de Arthur Essomba donc Amougou Belinga avait envoyé en mission et dans cet audio Amougou déclarait aussi que Eko Eko est sa personne.
Q/
Quel est le rôle que le Colonel Bialo a joué ?
R/ C'est avec lui que nous avons mené presque l'enquête préliminaire.
Q/
Est-ce qu'à un quelconque moment il a concouru à la réunion des indices ?
R/ Oui.
Q/ J' aimerais que vous précisiez que le Colonel a posé des actes dans l'enquête?
R/Oui.
Q/ Et dans la commission d'enquête mixte ?
R/ Non.
Q/
Tongue Nana Stéphane et Bakaiwé ont déclaré avoir agi sous les ordres de leur chef?
R/ Oui.
Q/ Leur chef direct étant le Colonel Danwe ?
R/ Non.
Q/Ont-ils rendu compte à leur chef direct ?
R/ Je ne sais pas. Tout ce qu'ils ont dit, c'est qu'ils se sont retrouvés au mess des officiers.
Le Commissaire du Gouvernent, le Lieutenan5 -Colonel Dr . Atemengué va donc poser cette dernière question au 34e témoin:
Monsieur Tongue avait dit que Madame Charlotte a été mise à la disposition du Colonel Danwé pour une opération. Cette déclaration est contenue dans le PV ?
R/Oui.
Il y a donc une suspension à 17h55 et l'audience reprend ce matin du 15 août avec l'audition d'un nouveau témoin du Ministère Public.
Veuillez accepter toutes mes excuses pour ce retard. Mon téléphone a connu une sorte d'emballement thermique. À demain, s'il plaît à Dieu, pour une information de qualité, dans un contexte où certains médias vénimeux et leurs agents relais ont choisi de verser dans la vulgarité.
Par Polycarpe Xavier Atangana