Un témoignage très redouté dans l'affaire Martinez Zogo
Le lieutenant-colonel Ayissi Nanga Parfait Arnaud fait presqu'à lui seul l'objet de discussions ces derniers jours. L'officier supérieur de la gendarmerie est au cœur de l'actualité judiciaire dans le cadre de l'affaire Martinez Zogo. Le 13 octobre 2026, il adresse une correspondance au ministre délégué à la présidence chargé de la Défense et fait une apparition remarquée au tribunal militaire de Yaoundé pour exprimer son souhait de témoigner.
Le corps habillé affirme détenir des vérités cruciales sur l'affaire et dit craindre pour sa vie, évoquant notamment une tentative d'homicide à Ebolowa dans la nuit du 19 au 20 août 2026 ainsi que des menaces de proches d'un accusé incarcéré.
Le samedi 17 octobre 2026 en fin d'après-midi, il est arrêté et menotté à son domicile à Yaoundé par une équipe de gendarmes conduite par le colonel Joseph Désiré Nguele. Une chose interpelle dans ce dossier et l'activiste Jorel Jacques ne manque pas de le dire.
Ce qui m'interpelle dans l'affaire du colonel Ayissi Nanga Parfait Arnaud, c'est son audio en circulation. Un audio où il s'adresse à un autre collègue, j'ai nommé le colonel Nguele, et dans lequel il demande que la loi soit respectée concernant son interpellation.
Je suis donc surpris que certains du système, qui justement bafouent les mêmes lois de la République au quotidien quand il s'agit de mater les faibles du peuple, se rappellent que la loi doit être respectée quand c'est à leur tour de subir les mêmes abus.
Comme quoi, chaque personne ayant eu à servir le régime en place va à son moment subir à son tour les injustices. C'est d'ailleurs tant mieux ainsi. Comme ça, mon pays d'origine va progressivement se nettoyer naturellement de "sa plaie béante" pour laisser enfin la place à une nouvelle génération de bons et véritables dirigeants qui travailleront pour le peuple et protégeront véritablement ce peuple.
Toutefois, que les supérieurs du colonel Ayissi Nanga sachent très bien que demain, ils seront tout aussi victimes du même abus de pouvoir dont ils font preuve aujourd'hui en arrêtant abusivement leur collègue car le régime est prédateur pour ses propres disciples et serviteurs.
En définitive, avec les derniers regroupements d'informations autour de cette affaire, il est donc évident que tous les assassins de Martinez Zogo ne sont pas en prison ou que tout simplement n'ont même jamais arrêtés. On a arrêté les "coupables parfaits" aux yeux de l'opinion publique pour justement calmer les esprits face à la tension populaire autour de cet assassinat inqualifiable.
Toutes les personnes qui ont participé de près ou de loin à la mise à mort de Martinez Zogo ne sont pas tous en prison. Ce colonel Ayissi Nanga en savait davantage sur le sujet, d'où son interpellation abusive car les têtes pensantes de la mort de Martinez Zzogo font absolument tout pour faire taire toute personne qui en sait davantage.
Le colonel Ayissi Nanga dès le moment où il a voulu vider son sac est devenu gênant. Et le fait de demander une protection militaire avant de le faire en dit long sur l'extrême dangerosité des commanditaires de la mort de Martinez Zogo — propos de Zang publiés sur ses différentes pages.
On susurre que parmi les personnes qui redoutent une prise de parole d'Ayissi Nanga se trouve Jean-Pierre Amougou Belinga et ses avocats, des responsables sécuritaires et étatiques liés à la DGRE, certains cercles du pouvoir qui ont peur que les témoignages de cet officier-clé ne fassent éclater de nouvelles vérités sur les complicités et les luttes de clans au sein de l'appareil sécuritaire camerounais.