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Assassinat en cascade des militaires au NOSO :la confession des hauts gradés

NOSO Massacre Secessionnistes Camerounweb Les hauts gradés sont inquiets

Wed, 21 Jul 2021 Source: www.camerounweb.com

• Plusieurs militaires sont tués au NOSO

• Les hauts gradés sont inquiets

• Ils demandent un changement de stratégie


Le 19 juillet 2021, le lieutenant Jean Patrick Mebenga a été sauvagement abattu à Ekondo Titi dans la région du Sud-Ouest du Cameroun. Le même jour dizaine de militaires ont perdu la vie dans des conditions similaires selon les recoupements. Les pertes en vie humaine dans les rangs de l'armée prennent une ampleur inquiétante. Les hauts gradés de la grande muette commencent par briser le silence. La guerre contre les sécessionnistes du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun s'enlise. La situation devient incontrôlable.

Sur le terrain, les militaires camerounais sont vulnérables. Ils sont une proie facile pour les Ambozoniens qui livrent une guerre asymétrique à leurs ennemis. Un officier supérieur de l’armée explique à Boris Bertolt comment ils perdent leurs éléments.

« Nous perdons des éléments tous les jours à tel point que les soldats vivent dans la peur. Ce n’est pas une guerre conventionnelle donc tout le monde est susceptible d’être attaqué à tous moments. Regarde, tu vas au marché acheter des vivres avec tes collègues. Les gens vous regardent. Cela peut prendre des mois. Même si vous êtes en civil. Et un jour vous tombez dans une embuscade. Dans les bars on ne sait pas avec qui on boit donc même ton ami avec lequel tu as l’habitude de boire peut-être ambazonien », confie-t-il.

La saison des pluie

La saison pluvieuse est assez rude pour les militaires camerounais au front. Les stratégies longtemps utilisées pendant les saisons sèches livrent leurs insuffisances.

« C’est la saison pluvieuse. On aurait dû changer de stratégie. Or jusqu’ici rien. On ne comprend pas pour Nka Valere poursuit avec la même stratégie de terrain comme si nous étions en saison sèche », confie un colonel de retour de mission dans le NOSO.

Autre problème, les militaires camerounais manquent de munitions pour continuer cette guerre qui dure depuis 4 ans. Yaoundé aurait promis aux soldats des équipements militaires qui trainent à être livrés.

« Il faut savoir que les attaques ambazoniennes s’accompagnent du vol des armes et des munitions. Un lieutenant-colonel affirme : « quand on demande des munitions au ministère de La Défense, on nous dit que les marchés ont été passés mais n’ont pas encore été livrés ». Autre problème : s’il est reconnu que Beti Assomo, le ministre de la défense ne donne pas les marchés aux membres de sa famille, ils les donnent par contre à ses amis qui parfois n’ont aucune expertise dans le domaine des affaires militaires », raconte Boris Bertolt.

Des centaines voire milliers de miliaires camerounais ont perdu la vie dans la guerre au NOSO. Les conflits ont fait des millions de déplacés et paralysé les activités économiques dans cette partie du pays.

Source: www.camerounweb.com