Au Cameroun, le calvaire des travailleuses du sexe : entre exploitation et absence de protection légale

Prostitution Jeunesse Image illustrative

Wed, 27 Nov 2024 Source: www.camerounweb.com

Selon un reportage exclusif de Jeune Afrique publié le 26 novembre 2024, la situation des travailleuses du sexe à Yaoundé révèle une réalité sociale dramatique où ces femmes sont privées de tout cadre légal et de protection. Le média français a mis en lumière un système d'exploitation systémique qui condamne ces femmes à une vulnérabilité permanente.

Jeune Afrique rapporte que malgré l'interdiction légale de la prostitution au Cameroun, passible de cinq ans de prison, plusieurs milliers de femmes n'ont d'autre choix que de survivre grâce au commerce de leur corps. Ces femmes, souvent contraintes par des circonstances économiques dramatiques, comme la guerre dans les régions anglophones, se retrouvent piégées dans un cercle vicieux d'exploitation.

Dans son enquête, Jeune Afrique révèle les mécanismes complexes qui régissent la prostitution à Yaoundé. Chaque travailleuse du sexe doit payer un "droit d'atterrissage" variant selon les quartiers, puis s'acquitter de taxes auprès des "gate keepers", ces hommes qui contrôlent les zones de prostitution et assurent une protection précaire contre les agressions.

Les révélations de Jeune Afrique mettent en lumière un système où les travailleuses du sexe sont constamment menacées : par les policiers qui les rackettent, par les propriétaires d'auberges qui peuvent les exploiter sexuellement, et par des clients potentiellement violents. Sans statut légal, elles n'ont aucun recours juridique en cas d'agression.

Le média français souligne également le cercle vicieux de la drogue et de l'alcool que ces femmes utilisent pour supporter leur quotidien. Selon Jeune Afrique, la consommation de substances comme le "caillou" - un mélange de cocaïne et de bicarbonate - est devenue un mécanisme de survie psychologique pour ces travailleuses.

Source: www.camerounweb.com