Il partait vers son établissement
Benyella Godwin Tafoang, proviseur du Government Bilingual High School d’Atiela, est décédé après avoir été atteint par balles à Bamenda le 25 septembre.
Le préfet de la Mezam, Simon Emile Mooh, a confirmé le 29 septembre deux attaques survenues le même jour. Alfred Dohbit Sama, délégué régional de CAMPOST et conseiller régional, a également été blessé dans une autre attaque près de Foncha Junction.
Les premières publications ont donné des versions divergentes sur une tentative d’enlèvement, les auteurs et le moment exact du décès du proviseur. Ces éléments doivent rester attribués. Seule l’enquête peut établir la séquence et les responsabilités.
La portée humaine dépasse la fonction administrative. Un chef d’établissement organise la sécurité, les enseignants, les examens et le dialogue avec les familles. Sa disparition déstabilise une communauté scolaire déjà affectée par des années de crise anglophone.
Depuis 2016, enseignants et écoles figurent parmi les cibles d’intimidations, tandis que fermetures et déplacements ont interrompu la scolarité de nombreux enfants. La reprise des classes ne peut reposer sur le courage individuel de personnels laissés sans protocole.
Les autorités devraient préciser les mesures prises pour Atiela : continuité de la direction, soutien aux élèves, sécurisation des trajets et accompagnement de la famille. Rendre hommage sans traiter le risque exposerait le prochain responsable aux mêmes vulnérabilités.