Le défi est de protéger le justiciable sans priver le débat public de voix compétentes
Une publication du 12 octobre rapporte la volonté du Barreau camerounais d’encadrer davantage la parole des avocats sur les réseaux sociaux. Le sujet touche à la fois le secret professionnel, la dignité, la présomption d’innocence et la liberté d’expression.
Une règle proportionnée distingue plusieurs situations : publicité trompeuse, divulgation d’un dossier, attaque personnelle, commentaire juridique général ou alerte sur une atteinte aux droits. Les sanctions ne devraient pas reposer sur des formules vagues qui découragent toute parole critique.
Le Barreau peut publier des exemples, une procédure contradictoire et une voie de recours. Former les avocats à la protection des données et aux preuves numériques serait plus utile qu’une simple interdiction.
Le défi est de protéger le justiciable sans priver le débat public de voix compétentes.