Dans l’Est, la question des réfugiés ne se limite pas aux camps et à l’urgence. Elle entre aussi dans l’amphithéâtre, la clinique juridique, le laboratoire et le premier stage professionnel.
L’Université de Bertoua et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés ont consacré deux journées à transformer leur protocole d’avril en plan d’action. Neuf axes ont été identifiés, dont six priorités immédiates.
Ils comprennent un comité conjoint, l’accès à la formation pour réfugiés et communautés d’accueil, les stages, un observatoire des migrations, des cliniques juridiques et séminaires, la documentation et le partage de données. Une extension de bibliothèque est aussi envisagée au centre polyvalent de Garoua-Boulaï.
L’approche évite une erreur fréquente : traiter les réfugiés comme un public isolé. Associer les communautés hôtes réduit les tensions et renforce des services qui restent après les projets. Les cliniques juridiques peuvent, elles, aider sur l’état civil, la documentation et l’accès aux droits.
La réussite dépendra du calendrier, des places réellement ouvertes, des frais, de la reconnaissance des parcours antérieurs et de la protection des données. Un protocole devient utile quand une étudiante peut s’inscrire, obtenir un stage et faire reconnaître ses compétences sans parcours administratif impossible.