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Blanchiment de capitaux : Vers un autre procès contre Basile Atangana Kouna ?

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Mon, 21 Nov 2022 Source: La Nouvelle N 677

La fuite d'information provient des rangs des magistrats dont la plupart, sous le magistère actuel de Laurent Esso, sont souvent vénaux et soumis aux injonctions du ministre d'Etat, ministre de la Justice Garde des Sceaux.

Des sources proches de la chancellerie accréditent cette thèse. A savoir que la persécution dont Basile Atangana Kouna fait l'objet de la part de Laurent Esso, irait jusqu'à lui coller un motif pour le livrer une fois de plus à la broyeuse judiciaire dont il tient fermement les leviers au gré des vents contraires et des intérêts occultes. Ainsi, selon des indiscrétions puisées à bonnes sources à la chancellerie, le ministre d'Etat, Minjustice, aurait déjà imaginé une autre entreprise diabolique visant à instrumentaliser le parquet du Tribunal de grande instance de Yaoundé, avec l'appui du procureur général près la Cour d'appel du Centre, Jean Fils Kléber Ntamack, dans l'optique d'ouvrir une nouvelle enquête contre Basile Atangana Kouna et certains membres de sa famille, au fallacieux prétexte de blanchiment de capitaux. Tout ceci, au mépris de la loi, alors même que, dans l'affaire Etat du Cameroun, Camwater contre Atangana Kouna et autres, le juge d'instruction qui a mené toutes les vérifications nécessaires, n'a jamais retenu cette qualification en liaison avec le parquet général, au vu des éléments du dossier. Selon les experts du droit, le blanchiment des capitaux n'est pas une infraction autonome, mais toujours rattachée à une infraction de base. Dans le cas d'espèce, il n'en est rien. La démarche qu'envisagerait donc Laurent Esso, est simplement illégale et participe, sans plus ni moins, qu'à exprimer ostensiblement la haine viscérale qu'il voue inexplicablement

à Basile Atangana Kouna.

A en croire certains magistrats ayant requis l'anonymat, qui connaissent bien la fortune immense du ministre d'Etat en Afrique de l'Ouest, pourrait-il, lui-même, justifier ladite fortune ? Bon à savoir : l'arrêt des poursuites rend caduques toutes les mesures préventives prises en amont, notamment les saisies conservatoires opérées sur les biens meubles et immeubles, les comptes bancaires, etc. Bon également à savoir : les états de service de Basile Atangana Kouna parlent d'eux-mêmes. De ses débuts dans la vie active, en janvier 1986 comme chef de service des affaires administratives et juridiques à la Direction générale de la recherche extérieure (Dgre) au gouvernement comme ministre de l'Eau et de l'Energie. Selon les recoupements effectués par votre journal, Basile Atangana Kouna a eu une carrière assez riche qui lui a permis de gagner également beaucoup d'argent. Le fait que ses comptes, logés dans certaines banques camerounaises et suffisamment garnis, ne devraient en réalité pas faire l'objet d'une instrumentalisation malsaine, comme c'est le cas actuellement.

En rappel, Basile Atangana Kouna aura, tour à tour, été : directeur dans les services du Premier ministre, président de la commission ministérielle des marchés au ministère de l'Agriculture, administrateur dans plusieurs sociétés d'Etat, administrateur provisoire de la Snec, Dg de la Camwater, vice-président de l'association africaine de l'eau, président du Conseil d'administration de Kdpc (Kribi Power), président du Conseil d'administration

de Dpdc (Dibamba Power), président du Conseil d'administration de la Sonatrel, président de 3 cellules de maîtrise d'ouvrages (Memve'ele, Paepys, Bini à Warak) etc.

Sans compter que l'ancien ministre de l'Eau et de l'Energie a également effectué plusieurs missions à l'étranger, pour la recherche et la structuration des financements. Et même, en tant qu'émissaire ou représentant du chef de l'Etat auprès de ses pairs d'autres pays.

Source: La Nouvelle N 677