Bras long : la nouvelle affaire incroyable qui secoue une grande école du pays

Enspy École nationale supérieure polytechnique de Yaoundé

Tue, 18 Aug 2026 Source: www.camerounweb.com

Un recrutement est actuellement contesté à l’École nationale polytechnique de Yaoundé où les tenants et les aboutissants du dossier sont connus. Le lanceur d’alerte Boris Bertolt en parle sur ses pages.

Une nouvelle polémique secoue l’École nationale supérieure polytechnique de Yaoundé (ENSPY). Cette fois, les interrogations portent sur le recrutement d’un enseignant dans la filière Arts numériques et Humanités numériques, un domaine introduit dans l’établissement en 2018.

Des enseignants et des observateurs dénoncent une procédure qu’ils jugent contraire à l’esprit même du poste ouvert au recrutement. Au cœur de la controverse figure un poste publié dans le cadre du récent recrutement d’enseignants lancé par l’université de Yaoundé I.

Selon le communiqué du recteur, une seule place était ouverte dans la spécialité Arts numériques et Humanités numériques. Or, selon plusieurs témoignages, la discipline est essentiellement assurée depuis sa création par des enseignants vacataires, dont certains exercent depuis plusieurs années sans avoir bénéficié d’une intégration définitive.

Les critiques portent principalement sur la composition de la liste des candidats admis aux auditions. Selon les informations recueillies, six candidats auraient été retenus pour le poste. Parmi eux figureraient plusieurs enseignants issus des mathématiques et de l’informatique, alors que le recrutement concernait officiellement les Arts numériques et les Humanités numériques.

Les contestataires rappellent que les Humanités numériques constituent un domaine pluridisciplinaire qui mobilise des compétences variées, allant des sciences humaines aux arts, en passant par le droit, l’anthropologie, la communication et les technologies numériques. Ils estiment donc qu’il existe une différence entre intervenir ponctuellement dans certaines unités d’enseignement et posséder une formation académique correspondant précisément au profil recherché.

Selon les mêmes sources, un seul candidat disposait d’un doctorat en Arts numériques, avec une spécialisation en design. Ce dernier enseignait dans cette filière depuis sept ans et assurerait les unités d’enseignement fondamentales de la spécialité. Pourtant, à l’issue des auditions, un candidat issu des mathématiques et de l’informatique a été classé en première position, tandis que le spécialiste des Arts numériques a été classé deuxième.

Une autre question alimente la polémique. Selon les informations communiquées, un maître de conférences a été affecté dans le département un mois avant le lancement du recrutement afin d’assurer la coordination des enseignements en Arts numériques et Humanités numériques.

Cependant, ce responsable n’a pas été convié au conseil du département du 24 juillet 2026, alors que l’examen des résultats des auditions figurait parmi les principaux points inscrits à l’ordre du jour. Cette affaire relance un débat plus large sur les procédures de recrutement dans les universités camerounaises.

Comment garantir que les profils recrutés correspondent réellement aux spécialités ouvertes ? Comment assurer la transparence dans la composition des jurys et dans l’évaluation des candidatures ? Comment protéger les disciplines émergentes, souvent moins représentées que les filières traditionnelles ? Le directeur de l’ENSPY s’appelle Raoul Domingo Ayissi.

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