Invité de l'émission GRAND ORAL sur ACTUALITÉ 1, le communicant Célestin Djamen a affirmé qu'il n'y aurait pas de vacance du pouvoir au Cameroun, même si le président Paul Biya ne revenait qu'en 2032. Une déclaration qui fait l'impasse sur la question juridique et suscite de vives réactions.
« Même si Paul Biya revient en 2032, il n'y a pas de vacances du pouvoir, sur le plan juridique », a déclaré Célestin Djamen, invité de l'émission GRAND ORAL sur ACTUALITÉ 1. Une sortie qui relativise l'absence record du chef de l'État, parti pour la Suisse le 7 juin 2026 pour ce qui était présenté comme un « court séjour privé » et toujours absent plus de deux mois plus tard.
Cette affirmation contredit les analyses de nombreux juristes, qui estiment que l'absence prolongée du chef de l'État, sans délégation de pouvoir claire, pose la question de la continuité de l'État.
La déclaration de Célestin Djamen semble ignorer les dispositions constitutionnelles qui prévoient la vacance du pouvoir en cas d'empêchement définitif du président. La Constitution et le Code de procédure pénale prévoient des mécanismes pour constater cette vacance, même si la révision constitutionnelle d'avril 2026 a confié ce pouvoir au vice-président, poste toujours vacant.
Cette sortie intervient alors que les spéculations sur l'état de santé de Paul Biya, âgé de 93 ans, et sur la vacance du pouvoir sont à leur comble. Les déclarations de Célestin Djamen, qui semblent minimiser l'absence prolongée du chef de l'État, risquent d'alimenter davantage les critiques contre un régime qui semble se moquer des règles élémentaires de gouvernance.