Il met en cause la gestion du projet par l’honorable Feutheu
Le Djeuga Palace Douala, projet hôtelier lancé en 2008, a bénéficié de financements publics dans le cadre de la Coupe d’Afrique des Nations 2019, mais demeure inachevé près de 17 ans après son lancement.
Le projet hôtelier Djeuga Palace Douala qui défraie la chronique ces derniers mois est un projet entamé depuis l’année 2008, soit 17 ans environ aujourd’hui.
Le Projet lourdement financé par des banques locales ne s’achève pas et traîne le pas. En face, d’autres projets hôteliers tels que le K hôtel de la famille Kadji, ou même le Krystal Palace du milliardaire Foyou démarrés il y’a seulement quelques années, sont déjà opérationnels.
Le promoteur de Djeuga Palace, l’honorable Feutheu ne semble pourtant pas manquer d’argent, une enquête conduite par les autorités dans la cadre du contentieux qui l’oppose au cabinet Atou a révélé que le promoteur dispose d’environ 50 milliards de dépôts à terme repartis dans les banques locales.
Alors question; qu’est qui coince dans cette affaire où le député de la Nation non seulement ne semble pas vouloir s’acquitter du juste prix du terrain frauduleusement acquis, mais encore ne semble pas engagé depuis 17 années à achever l’hôtel?
La réponse en est que le promoteur a réalisé voici près de 10 ans qu’il aurait dû s’en tenir au format des études du projet. Les constructions, notamment les fondations du bâtiment ont connu des écarts impardonnables pour la stabilité de l’édifice qui aujourd’hui tient encore debout au moyen des étais métalliques de fortune désespérément posés par le promoteur pour soutenir la structure.
C’est ce qui explique que les fonds reçus de l’Etat par l’honorable Feutheu dans le cadre de la CAN 2019 se retrouvent entre les mains du député dont les comptes affichent un trésor de guerre qui risque d’ouvrir un autre pan dans cette affaire.
Il est donc à craindre que l’Etat n’en vienne aujourd’hui à réclamer les fonds inutilement octroyés, mais qui n’auront jusqu’alors, jamais été utilisés pour la finalisation du Projet.
Boris Bertolt