Les données publiées début octobre indiquent que le total de bilan de CBC est descendu à 828,55 milliards de FCFA, soit un recul de 43,49 milliards.
Dans le même temps, les actifs mobilisés comme garanties de refinancement auraient atteint 149,87 milliards, en hausse de 39,14 milliards, soit 35,4 %. Ces actifs permettent d’accéder à la liquidité de la BEAC sous certaines conditions.
L’évolution peut traduire une gestion plus active du financement, un besoin de liquidité ou une recomposition du portefeuille. Pour trancher, il faut connaître les dépôts, les crédits, les créances douteuses, le coût du risque et les échéances.
Le public doit se méfier d’une lecture automatique. Une hausse des garanties n’est ni une preuve de crise ni un certificat de solidité. Elle devient significative lorsqu’elle est rapprochée de la qualité des actifs et des ressources stables.
L’enjeu éditorial est donc la transparence bancaire : rendre les comptes lisibles sans provoquer d’alarme injustifiée. Les données auditées et l’avis du régulateur restent la référence.