Le retrait accompagne la nouvelle gamme mise en circulation en avril 2025
À compter du 1er novembre, plusieurs générations de pièces utilisées dans la CEMAC ne pourront plus servir aux paiements. Les détenteurs conserveront une période d’échange, mais les modalités pratiques doivent être largement diffusées.
La décision adoptée le 7 octobre par le Comité ministériel de l’Union monétaire d’Afrique centrale vise les émissions de 1958, 1959, 1972, 1976 et 1985 selon les comptes rendus disponibles. Elle concerne le Cameroun et les cinq autres États de la CEMAC. La perte du cours légal signifie que les commerçants pourront refuser ces pièces pour un achat ou le règlement d’une dette.
Une période d’un an est annoncée pour les échanges. Ce délai protège les particuliers, mais il faut encore savoir où présenter les pièces, dans quelles quantités et avec quelles formalités. Les petits commerçants, les transporteurs et les habitants éloignés des agences bancaires sont les plus exposés à une information incomplète. Des visuels officiels seraient plus utiles qu’une simple liste d’années.
Le retrait accompagne la nouvelle gamme mise en circulation en avril 2025, qui comporte neuf valeurs de 1 à 500 FCFA. La BEAC veut augmenter l’offre de monnaie métallique et réduire les pénuries de petite monnaie. La transition sera réussie si elle évite les pertes pour les ménages et les disputes dans les marchés. À quelques jours de l’échéance, la priorité est l’information pratique.