Selon des informations exclusives du lanceur d'alerte Boris Bertolt, dès l'annonce du décès de Clément Atangana, le secrétaire général de la Présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, se serait précipité pour proposer la nomination du magistrat Awala Wodougue à la tête du Conseil constitutionnel. Paul Biya aurait rejeté cette proposition et désigné Rémy Nama.
C'est une information qui éclaire d'un jour nouveau les tractations qui ont suivi la mort de Clément Atangana. Selon Boris Bertolt, Ferdinand Ngoh Ngoh, secrétaire général de la Présidence de la République, aurait tenté d'imposer son propre candidat à la tête du Conseil constitutionnel.
Dès l'annonce du décès de Clément Atangana, survenu le 4 octobre 2026 à Paris, le SGPR se serait activé pour proposer la nomination du magistrat Awala Wodougue. Une démarche rapide, peut-être trop rapide, qui témoigne de l'importance stratégique que revêt la présidence du Conseil constitutionnel aux yeux des différents clans au sommet de l'État.
Un camouflet pour Ngoh Ngoh
Mais Paul Biya n'aurait pas suivi la recommandation de son secrétaire général. Selon Boris Bertolt, le chef de l'État a rejeté la proposition et a finalement désigné Rémy Nama, nommé par décret le 16 octobre 2026.
Un choix qui, s'il se confirme, constitue un désaveu pour Ferdinand Ngoh Ngoh. Le SGPR, habitué à peser sur les nominations les plus sensibles, aurait vu sa proposition écartée au profit d'un autre profil.
Cette affaire illustre les luttes d'influence qui se jouent au sommet de l'État pour le contrôle des institutions clés. Le Conseil constitutionnel, chargé de valider les résultats électoraux et de constater les vacances institutionnelles, est un poste stratégique dans la perspective de la succession de Paul Biya.
Le rejet de la proposition de Ngoh Ngoh pourrait marquer un affaiblissement de son influence, ou du moins une limite à son pouvoir de nomination. Une chose est certaine : dans le contexte actuel de guerre des clans, chaque nomination, chaque arbitrage et chaque désaveu pèsent lourd.