CONFIDENTIEL : le Tchad prépare un vilain coup contre le Cameroun, Paul Biya risque de subir

Mahamat Deby Et Biya Image illustrative

Tue, 18 Aug 2026 Source: www.camerounweb.com

80 % des marchandises tchadiennes transitent par le port de Douala. Un corridor stratégique que le Tchad, lassé des lenteurs administratives et des coûts élevés, pourrait bien abandonner au profit d'une nouvelle route terrestre reliant la mer Rouge à N'Djamena. Portée par l'Égypte, l'initiative prévoit la création d'un axe logistique de 4 300 kilomètres entre Bérénice et Douala, en passant par Assouan, East Oweinat et Kufra. Derrière les ambitions affichées par Le Caire se cache une réalité géopolitique complexe : la volonté du Tchad de réduire sa dépendance historique au corridor camerounais. Pour N'Djamena, disposer d'un accès alternatif à la mer Rouge représenterait un avantage stratégique majeur. Pour le Cameroun, c'est un signal d'alerte : le port de Douala, principale porte d'entrée des pays enclavés d'Afrique centrale, pourrait voir émerger une concurrence inattendue. Une question demeure : le Cameroun parviendra-t-il à moderniser suffisamment le corridor Douala-N'Djamena pour conserver sa position stratégique ?



Exclusif… LE TCHAD PRÉPARE UN PLAN POUR RÉDUIRE SA DÉPENDANCE À L’ÉGARD DU PORT DE DOUALA AU CAMEROUN

Alors que l’Égypte accélère le développement d’un corridor terrestre reliant le port de Bérénice, sur la mer Rouge, à N’Djamena, une question se pose avec insistance : le Tchad cherche-t-il à réduire sa dépendance historique au corridor camerounais pour l’acheminement de ses marchandises ?

Le projet porté par les autorités égyptiennes prévoit la création d’un axe logistique reliant Bérénice à N’Djamena en passant par Assouan, East Oweinat et Kufra, avec une extension potentielle vers Douala et l’Afrique centrale. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer les échanges commerciaux entre l’Égypte, la Libye, le Tchad et les pays d’Afrique centrale.

Mais derrière les ambitions affichées par Le Caire se cache une réalité géopolitique beaucoup plus complexe.

Depuis plusieurs décennies, le Tchad dépend largement du Cameroun pour son commerce extérieur. Une grande partie des importations tchadiennes transite par le port de Douala avant d’être acheminée vers N’Djamena. Selon certaines estimations, près de 80 % des marchandises destinées au Tchad passent par le corridor Douala-N’Djamena.

Cette dépendance constitue depuis longtemps une source de préoccupation pour les autorités tchadiennes.

Les opérateurs économiques dénoncent régulièrement les lenteurs administratives, les retards dans le traitement des marchandises, les contrôles multiples et le coût élevé du transport. Malgré plusieurs initiatives destinées à améliorer la fluidité du corridor, les difficultés persistent. En mai 2026 encore, les autorités camerounaises, tchadiennes et centrafricaines se sont réunies à N’Djamena pour examiner les moyens d’améliorer le fonctionnement du corridor transcamerounais.

En janvier 2026, le Cameroun a également réaffirmé son engagement en faveur de la modernisation du corridor Douala-N’Djamena, avec le soutien de plusieurs partenaires internationaux. Les autorités ont notamment annoncé des investissements destinés à améliorer les infrastructures ferroviaires, routières et logistiques.

Parallèlement, le Conseil national des chargeurs du Cameroun et son homologue tchadien ont signé un accord visant à moderniser les systèmes d’information, à faciliter les formalités douanières et à réduire les pratiques irrégulières qui ralentissent le transit des marchandises.

Pourtant, plusieurs événements récents ont mis en évidence la fragilité des relations logistiques entre les deux pays.

En juin 2026, les autorités tchadiennes ont décidé de suspendre leur antenne douanière installée à Douala après un audit ayant révélé d’importantes irrégularités. Même si aucun lien officiel n’a été établi entre cette décision et les tensions observées sur le corridor, cet épisode a ravivé les interrogations sur la volonté du Tchad de diversifier ses voies d’approvisionnement.

Le projet égyptien pourrait ainsi offrir au Tchad une occasion historique de réduire sa dépendance à l’égard du Cameroun.

Pour N’Djamena, disposer d’un accès alternatif à la mer Rouge représenterait un avantage stratégique majeur. Une telle diversification permettrait de limiter les risques liés à la concentration du commerce extérieur sur un seul corridor.

Pour le Cameroun, cette évolution pourrait constituer un signal d’alerte.

Le port de Douala, longtemps considéré comme la principale porte d’entrée des pays enclavés d’Afrique centrale, pourrait voir émerger une concurrence inattendue.

La question dépasse largement le cadre des relations entre le Cameroun et le Tchad. Elle touche directement à la transformation des routes commerciales africaines dans le contexte de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

D’ailleurs, l’Égypte ne cache plus ses ambitions. Le corridor Bérénice-N’Djamena-Douala est présenté comme un projet stratégique destiné à relier la mer Rouge au cœur du continent africain sur une distance d’environ 4 300 kilomètres.

Une question demeure désormais : le Cameroun parviendra-t-il à moderniser suffisamment le corridor Douala-N’Djamena pour conserver sa position stratégique, ou assistera-t-on, dans les prochaines années, à un basculement progressif du commerce tchadien vers de nouvelles routes reliant l’Afrique centrale à la mer Rouge ?

Ainsi va la République

Source: www.camerounweb.com