CONFIDENTIEL : les dessous des tensions entre le gouverneur du Littoral et le préfet du Wouri

Samuel Dieudonné Ivaha Diboua Mvogo Sylyac Marie Image illustrative

Tue, 26 May 2026 Source: www.camerounweb.com

Exclusif – Tensions entre le gouverneur du Littoral et le préfet du Wouri : les dessous d'une guerre foncière à Japoma. Depuis 2023, Clauvis Kontcheu loue 4 000 m² de domaine routier à l'État pour 5 millions FCFA par an. Mais impossible d'exploiter le terrain : le gouverneur bloque systématiquement les travaux, malgré les instructions du MINDCAF. En cause ? Maurice Nguefack, un influent voisin aux ambitions expansionnistes, et un chef traditionnel qui affirme : « Du vivant de mon père, je n'avais pas mangé, c'est mon tour maintenant. » Pendant ce temps, UMI China Mall a ouvert sans encombre. Une affaire qui sent les gros enjeux financiers et fonciers.



Exclusif … LES DESSOUS DE L’AFFAIRE OPPOSANT LE GOUVERNEUR DE LA RÉGION DU LITTORAL AU PRÉFET DU WOURI

En date du 5 juillet 2023, le MINDCAF accorde à Monsieur Clauvis Kontcheu, 4000 mètres carrés en location au lieu dit Bwang Bakoko ( selon ce qui est écrit sur le document, mais sûrement une méprise ) sauf qu’il y a des coordonnés qui ramènent le terrain à JAPOMA près du stade. Donc il y erreur d’appelation de Bwang Bakoko au lieu de JAPOMA.

Depuis lors il paye une redevance de 5 millions par an, conformément à la loi 2022 /020 du 27 décembre 2022 portant loi des finances de la république du Cameroun, auprès du receveur départemental des domaines du wouri (confère certificat d’acquittement ). Pour le moment il verse régulièrement chaque année donc la dernière est valide jusqu’en 2027.

Hors depuis 2023 qu’il paye pour exploiter le domaine routier, il n’a jamais pu le faire parce qu’il y a un arrêt des travaux qui avait été initié par le gouverneur du littoral, sous le prétexte des requêtes de la société Maguil et de la collectivité villageoise JAPOMA (représentée par son chef de 1 er degré Jamil Songue.)

Par la suite sieur Clauvis Kontchou a fait une correspondance a la société Maguil pour savoir où en était les travaux, vu qu’il devait déjà exploiter sa location.

Maguil lui adresse une correspondance officielle signalant qu’ils ont terminé avec les travaux et qu’ils n’ont plus aucune opposition à faire, et donc aue les bénéficiaires de cette partie là pouvaient lancer leurs travaux .

Fort de cette réponse sieur Clauvis Kontchou a également écrit au MINDCAF pour demander la raison pour laquelle il ne peut pas exploitater un terrain qu’il loue pourtant depuis 2023 à l’état. Il s’en suivra une une correspondance du Mincaf adressée au gouverneur lui instruisant de tout mettre en œuvre pour assurer une jouissance paisible dudit terrain par sieur Clauvis.

Malheureusement à chaque fois qu’il veut relancer les travaux sur la parcelle louée, le gouverneur enverra des personnes les interrompre.

Et pourquoi ? Parce que à côté il y a le terrain de Sieur Maurice Nguefack qui il y a quelques mois effectuait des travaux de terrassement sur sa parcelle de 09 hectares , avec des visions expansionnistes sur le domaine routier en bordure de la nationale dont il veut s’accaparer au détriment de ceux qui les ont loué auprès de l’état ( Kontchou Clauvis ; Essindi Mbida Sylvain Éric ; Kenfack Kendjo Marius; société Zati construction représentée par le docteur Tchave Emmanuel ; société Phœnix GROUP représentée par Elie Ngomsi;)

Le domaine routier il faut le rappeler appartient à l’état (qui l’a fait loue en toute souveraineté à des particuliers,) et non à la collectivité villageoise, pour que le chef de JAPOMA puisse prétendre s’opposer à quelque travaux que ce soit.

Une descente sur le terrain a été faite avec le cadastre et les géomètre qui ont confirmé qu’il s’agit effectivement du domaine routier de l’état. A ce titre l’opposition du chef du village est écarté. Il s’appuie sur le fait que Bwang Bakoko ait été mentionné mais il y a les coordonnées UTM qui renvoie à JAPOMA , à l’implantation sur ce terrain qui est du domaine routier.

Voilà ce qui a déclenché le courroux entre les 02 autorités .

Maurice Nguefack et le gouverneur estiment que Clauvis Kontcheu serait parrainé par le préfet du Wouri, hors ce dernier n’est qu’un serviteur de la légalité et la légitimité.

En violation des instructions du MINDCAF, le gouverneur refuse de lever la mesure d’arrêt des travaux sans raison aucune. Le chef BAKOKO quant à lui déclare que du vivant de son père il n’avait pas manger et que c’est son tour maintenant.

Par ailleurs Comment comprendre par exemple que la société UMI CHINA MALL ait ouvert sur le même axe routier et n’ont pas fait l’objet d’arrêté des travaux contrairement aux camerounais qui ne demandent qu’à exploiter les domaines qu’ils louent.

Réponse : de gros enjeux financiers et fonciers se jouent.

Ainsi va la République

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BORIS BERTOLT

Source: www.camerounweb.com