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CONFIDENTIEL: voici le testament du Sultan Ibrahim Mbombo Njoya

Sultan Njoya Evacuation Camerounweb Il est décédé à Paris à l’âge de 84 ans

Tue, 28 Sep 2021 Source: Le Jour

Dans un livre entretien paru en 2019, le roi des Bamoun répondait sans détour à diverses questions sur sa vie, ses carrières politiques et administratives, son règne… il est décédé à Paris à l’âge de 84 ans.

Il annonçait des mémoires qu’il préparait. Elles seraient publiées avant ou après sa mort avait dit le Sultan ibrahim Mbombo Njoya. Mais en attendant de pouvoir se raconter dans cet ouvrage sur lequel il travaillait, il avait accepté de faire un certain nombre de révélations sur sa vie, à travers un livre-entretien de Moussa Njoya, publié aux Éditions du Schabel en 2019.

Dans cet ouvrage intitulé “Le Cameroun, les Bamoun et moi”, il revient sur ses différentes vies. Car celui qui vient de rendre l’âme a eu un parcours fort riche, de son enfance à Foumban, de ses études secondaires en France et de sa carrière professionnelle, administrative et politique.

Parti très jeune en France, à l’âge de 13 ans, à la suite de ses études primaires à Foumban, le prince Mbombo Njoya n’y passera pas plus de six ans. Après avoir passé la première partie de son baccalauréat, il revient pour des vacances au Cameroun à la demande de son père, le Sultan.

Il ne sait alors pas qu’il s’agit d’un retour définitif au pays natal. C’est peut-être aussi ce retour que l’on peut considérer comme précoce qui justifiera également qu’il aura également une entrée plutôt précoce dans l’administration,” coloniale d’abord et post-independance ensuite.

En 1957 en fait, un an après son retour au Cameroun, il devient attaché au cabinet du Haut-commissaire français au Cameroun. Après l’indépendance, il devient en 1960 chef du cabinet du tout premier secrétaire à l’information, Sadou Daoudou. il entre au gouvernement en 1964 comme commissaire général à la Jeunesse, aux Sports et à l’Éducation physique.

Il sera ainsi le premier président de la Fédération camerounaise de football. Il sera plus tard vice-ministre de l’Éducation nationale, de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, vice-ministre des Affaires étrangères, ministre des Postes et Télécommunications, ministre de la Jeunesse et dos.Sports à deux reprises,-ministre de l’information et de la Culture, ministre de (‘Administration territoriale et ministre délégué à la présidence chargé des relations avec les assemblées.

Au milieu de parcours au gouvernement, il a également mené une carrière diplomatique qui le conduira notamment comme ambassadeur du Cameroun en Guinée équatoriale et en Egypte. Il quittera le gouvernement en 1992,.

“J’ai été ministre pendant près de trente ans. (…) C’est moi qui’ ai dit que je ne peux plus être ministre, que je ne peu plus aller au gouvernement”. dit-il dans le livre-entretien paru en 2019.

Il restera une personnalité importante du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) dont il était membre du Comité central et du Bureau politique depuis sa création. Il sera sénateur en 2013. Il se réclamait également une certaine proximité avec le président Paul Biya qu’il considérait d’ailleurs comme un ami,

“Un jour lors d’une audience, je lui ai fait savoir que, Monsieur le président, je suis souvent amusé par ceux qui disent qu’ils sont vos amis, car je viens d’une civilisation où un chef n’a pas d’ami. Si l’intérêt supérieur de la Nation se présente, et que vous devez me couper la tète, vous allez le faire. Même si vous devez après entrer pleurer dans la chambre. Parce qu’on ne peut pas sacrifier tout un peuple pour le bien d’un seul individu. Mais je peux dire aujourd’hui que c’est un ami, car je ne suis plus dans le système “, se confiait-il.

• En 1992, après le décès de son père, il devient le 19e roi des Bamoun. Son règne a été marqué par plusieurs.

Il y aura aussi la forte, adversité dans le Noun avec Adamou Ndam Njoya, son cousin, président national de l’Udc, qui l’a précédé dans l’au-delà le, 7 mars 2020. Ibrahim Mbombo Njoya était âgé de 84 ans. Il est né le 27 octobre 1937 à Foumban

Source: Le Jour
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