Pour le planteur, 2 900 FCFA est un chiffre concret. Pour la filière, c’est seulement un début : des stocks trois fois plus importants qu’un an plus tôt doivent encore trouver preneur.
Au 31 août 2026, le kilogramme de fèves se négociait entre 2 750 et 2 900 FCFA dans les bassins de production, selon des données attribuées à l’Office national du cacao et du café. La fourchette dépasse légèrement celle de la fin de la campagne précédente, située autour de 2 700 à 2 750 FCFA.
L’arrière-plan est pourtant moins favorable. La campagne 2025-2026 se serait achevée avec 40 446 tonnes non commercialisées, contre 13 946 tonnes auparavant. Ces réserves alimenteront le marché avant l’arrivée des nouvelles récoltes attendues vers la fin de l’année.
Les recettes d’exportation à l’embarquement au port de Douala seraient tombées à 400,9 milliards de FCFA, contre 1 074,6 milliards durant la campagne antérieure. Le contraste rappelle qu’un prix bord champ ponctuellement élevé ne compense pas nécessairement une baisse des volumes ou des cours internationaux.
Les producteurs ont besoin de prix réguliers, de stockage de qualité et d’une concurrence transparente entre acheteurs. Les chiffres de septembre et d’octobre diront si le niveau de 2 900 FCFA s’installe ou s’il reflète surtout la transition entre deux campagnes.