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Cameroun : il défie Atanga Nji en se battant avec deux policiers (vidéo)

Bagarre Atanga Nji Atanga Nji avait pourtant mis en garde la population

Tue, 14 Sep 2021 Source: www.camerounweb.com

• Un civil s’est encore battu avec les éléments des forces de l’ordre

• Atanga Nji avait pourtant mis en garde la population

• Voici les sanction prévues pour les cas d’espèce



Le ministre de l’administration territoriale était pourtant clair. Désormais les civils qui s’affronteront avec les forces de l’ordre seront soumis à la rigueur de la loi. Quelques jours après la sortie du ministre Atanga Nji, le phénomène reprend avec une nouvelle vidéo montrant un civil en train de se battre avec deux policiers. Les menace du ministre n’ont visiblement pas inquiété ce citoyen.

Le ministre de l’administration territoriale, Paul Atanga Nji déclare la guerre aux Camerounais qui se livrent à de violents combats publics avec les forces de l’ordre et de sécurité. Dans une déclaration en date du 10 septembre 2021, le ministre compte faire appliquer la loi à tout civil qui s’attaquera encore aux forces de l’ordre.

« Tout individu surpris en train d’exercer des violences ou des voies de fait contre un policier dans son travail, fera désormais face à la rigueur de la loi. Cela ne servira à rien de tenter de fuir, car c’est un serpent affamé qui viendra vous chercher dans votre cachette », menace le ministre.

CamerounWeb vous propose les dispositions du code pénal camerounais qui incriminent les violences exerciées sur les fonctionnaires



Article 156.- Violences à fonctionnaire.

(1)Est puni d’un emprisonnement de un (01) mois à trois (03) ans et d’une amende de cinq mille (5000) à cent mille (100 000) francs, celui qui commet des violences ou voies de fait contre un fonctionnaire.

(2)La peine est un emprisonnement de cinq (05) à dix (10) ans et une amende de vingt mille (20 000) à cinq cent mille (500 000) francs, si les violences ou voies de fait sont préméditées ou si elles entraînent, même non intentionnellement, des blessures telles que prévues aux articles 277 (privation permanente de l’usage de tout ou partie d’un membre, d’un organe ou d’un sens) et 280 (maladie ou incapacité de travail supérieure à 30 jours) du présent code.

(4) La juridiction peut, dans tous les cas, prononcer les déchéances de l’article 30 si les violences et voies de fait entraînent non intentionnellement la mort, la peine d’emprisonnement est à vie.

(5) Si les violences et voies de fait sont commises avec l’intention de donner la mort, le coupable est puni de mort.

Source: www.camerounweb.com