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Cameroun : panique générale des habitants de cette ville face à la présence de Boko Haram

Per IMG Des déplacements de personnes ont été enregistrés à Mokolo

Sat, 14 May 2022 Source: www.camerounweb.com

• L’insécurité grandit au Cameroun

• Des villes sont ciblées par les terroristes

• Cela entraîne des déplacements de populations



Face à la récurrence des attaques des groupes armés et des affrontements intercommunautaires, des déplacements de personnes ont été enregistrés à Mokolo, une ville du Cameroun située dans la région de l'Extrême-Nord, à proximité de la frontière avec le Nigeria, au pied des Monts Mandara.

« Le 1er mai 2022, les attaques répétées de groupes armés non étatiques et le conflit intercommunautaire ont contraint 108 personnes à se déplacer de Zamalda à Mokolo, dans le département du Mayo-Tsanaga ». C’est le bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies qui a communiqué les chiffres.

L’agence humanitaire susmentionnée sait que les personnes déplacées à Mokolo vivent dans des conditions de surpeuplement et sont exposées à la pluie. Par conséquent, « comme leur déplacement a été brutal, ils ont besoin de toute urgence de nourriture, d’articles ménagers et d’aide au logement. Les organisations humanitaires se mobilisent pour fournir une aide essentielle ».

La région fait essentiellement face à l’incursion des groupes armés dont Boko Haram. « La secte nigériane intensifie ses attaques dans des localités de la région qui abrite environ 297 000 personnes déplacées internes du fait essentiellement des attaques répétées des islamistes », souligne le site actucameroun.com.

Homosexualité : de nouvelles décisions fortes en préparation à Etoudi

L’Organisation non gouvernementale (ONG) Human Rigths Watch a communiqué de nouvelles données qui montrent que les lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexes (LGBTI) ne sont pas suffisamment protégés au Cameroun. L’organisation a lancé un appel urgent aux autorités camerounaises afin qu’elles veillent davantage à la protection de ces personnes et traduire leurs agresseurs devant la justice.

Selon Human Rights Watch, il y a une augmentation des cas de violence et d’abus commis contre les personnes lesbiennes, gay, bisexuelles, transgenres et intersexes dans le pays dirigé par Paul Biya Cameroun.

Depuis le 09 mars, les forces de sécurité ont arbitrairement arrêté au moins six (06) personnes et en ont placé onze (11) en détention, toutes victimes d’attaques commises par des bandes, pour avoir prétendument eu des rapports sexuels consentis entre personnes du même sexe et pour non-conformité de genre. Deux (02) d’entre elles ont été passées à tabac par des gendarmes lors de leur détention.

Alice Nkom est une avocate militante des droits humains. Elle trouve que l’arsenal juridique en place au Cameroun ne protège pas suffisamment les personnes homosexuelles ou intersexes : « La criminalisation par le Cameroun des relations sexuelles entre personnes du même sexe non seulement constitue une violation de ses obligations découlant de sa loi nationale et du droit international, mais elle génère une atmosphère de violence et de haine à l’égard des personnes LGBTI ».

Bien avant elle, la chercheuse de Human Rigths Watch en Afrique centrale, Ilaria Allegrozzi avait abondé dans le même sens : « La loi du Cameroun qui criminalise les rapports sexuels entre personnes du même sexe a créé un climat dans lequel des Camerounais et les forces de sécurité se permettent d’agresser et d’abuser de personnes LGBTI en toute impunité ».

Actuellement au Cameroun, les rapports consentis entre personnes du même sexe constituent un crime passible d’une peine de six (06) mois à cinq (05) ans de prison et d’une amende de vingt mille (20 000) à deux cent mille (200 000) francs CFA.

Source: www.camerounweb.com