Chefferie de Bangolan : Comment le Pasteur John Chi a conduit le Sénateur Chafah Isaac à sa 'perte'

Fon Sénateur Chafah Isaac JOHN CHI Il a invité un groupe de pasteurs dans le village qui ont déterré la pierre angulaire ancestrale

Sat, 14 Feb 2026 Source: www.camerounweb.com

C’est une grave crise de chefferie qui secoue cette localité depuis le début de ce week-end. Le Ngumba (conseil traditionnel des notables) du village de Bangolan a destitué le sénateur Chafah Isaac Mbungka de son poste de Fon à la suite d'une série d'actes jugés profondément offensants pour les coutumes et traditions de la communauté.

En effet, selon les informations recoupées par la rédaction de CamerounWeb, la crise remonte à 2014, lorsque Chafah, après avoir rejoint le « Ark of God Ministry » (Ministère de l'Arche de Dieu) de l'apôtre John Chi, s'est vu retirer publiquement sa couronne royale par le pasteur, un acte largement condamné comme un sacrilège selon la tradition locale.

La situation s'est aggravée en novembre 2015 lorsqu'il a invité un groupe de pasteurs dans le village qui ont déterré la pierre angulaire ancestrale du palais, profané tous les sanctuaires sacrés et ouvert les sites sacrés à des personnes non initiées, y compris des femmes, actes considérés comme des offenses impardonnables dans toute la région des prairies.

Conformément à la tradition, le Ngumba convoqua Chafah à sept reprises au cours de sept semaines de marché afin qu'il réponde de ses actes. Il refusa toutes les invitations, rejetant les notables au motif qu'ils étaient des « successeurs », une position qui n'avait aucun poids étant donné qu'il détenait lui-même le statut de successeur.

Son refus répété n'a laissé au Ngumba d'autre choix que de le détrôner et d'introniser un successeur, Tsetmeutong II, qui est mort dans des circonstances controversées peu après sa libération de la prison centrale de Ndop.

Une pétition demandant à l'administration de prononcer officiellement la destitution de Chafah a été déposée en 2016 et a depuis fait l'objet d'un suivi par le biais de courriers recommandés adressés aux autorités, du chef de division au bureau du Premier ministre. La question reste en suspens.

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