Ciel noir pour un abbé qui s’est moqué de la mort de Clément Atangana

5538 XMgr Jean Mbarga120116500.pagespeed.ic.Q5cFvrMjFT Les agissements de l’homme de Dieu laissent à désirer

Sat, 10 Oct 2026 Source: www.camerounweb.com

Clément Atangana est décédé. Le président du Conseil constitutionnel n’est pas revenu de son voyage en France (pour des raisons médicales) en vie. À ce sujet, Monseigneur Jean Mbarga, l’archevêque de Yaoundé demande des sanctions contre l’abbé Étienne Bakaba. Qu’est-ce qu’il a fait ? Réponse à cette question à travers cette publication de Boris Bertolt.

Lors des obsèques de Monseigneur Philippe Ambassa Mimfoumou, organisées vendredi 9 octobre à Yaoundé, Monseigneur Jean Mbarga a publiquement demandé à l’archevêque de Douala, Samuel Kleda, de prendre des mesures contre l’abbé Étienne Bakaba. Et pour cause, des publications attribuées au prêtre, jugées moqueuses à l’égard de Clément Atangana, décédé le 4 octobre à Paris.

L’archevêque métropolitain de Yaoundé a porté la controverse devant son homologue de Douala. Cette interpellation donne une dimension ecclésiastique à une affaire jusqu’ici alimentée par la circulation de captures d’écran sur les réseaux sociaux.

Sur ces images, un compte portant le nom « Abbé Étienne Bakaba le mannequin » affiche notamment : « Irrecevable Bye bye », accompagné d’émojis de mains levées. Une autre publication évoque « le mandat des grandes disparitions ». Ces formulations sont dénoncées comme une manière de tourner en dérision la mort de l’ancien président du Conseil constitutionnel.

Le mot « irrecevable » renvoie aux controverses entourant le rejet de recours électoraux par l’institution que dirigeait Clément Atangana. Ce qualificatif, devenu un surnom dans certains commentaires politiques, a encore été repris après sa disparition.

Une autre capture attribue au prêtre l’affirmation selon laquelle ce mot aurait entraîné la mort de dizaines de Camerounais. En demandant des mesures contre l’abbé Bakaba, Monseigneur Jean Mbarga place désormais au centre du débat la responsabilité des prêtres dans leur expression publique.

L’affaire soulève la question de la limite entre une critique du bilan d’un responsable public et des propos pouvant être perçus comme une réjouissance devant sa mort. La suite dépendra de la réponse de Samuel Kleda et des éventuelles explications du prêtre.


En 2018 lors d’une manifestation de la population à Yaoundé contre la manipulation des résultats de l’élection présidentielle reprochée à Paul Biya, c’est le même Mbarga qui avait livré à la police certains manifestants qui s’étaient réfugiés dans sa cathédrale.

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