L’ancien médiateur ne conteste pas le droit à la colère
Dans une lettre ouverte, Shanda Tonme réagit aux dégradations rapportées dans les ambassades du Cameroun à Bruxelles et à La Haye. Il invite les auteurs et leurs soutiens à renoncer aux violences et à défendre leurs revendications par des moyens pacifiques.
Une ambassade est à la fois un symbole de l’État et un service pour la diaspora : documents, assistance consulaire et démarches administratives y transitent. La dégrader peut donc pénaliser des compatriotes qui ne participent pas au conflit politique.
Le message n’efface pas les raisons de la colère ni les critiques visant les autorités. Il déplace le débat vers les moyens employés. La protestation publique est protégée dans les démocraties européennes, mais les intrusions et destructions peuvent entraîner des poursuites locales.
Pour éviter une escalade, les représentations diplomatiques devraient publier un état des services affectés, ouvrir des canaux de dialogue et distinguer les manifestants pacifiques des personnes soupçonnées d’infractions.