Aliko Dangote a toujours eu le goût de l’entrepreneuriat, même dans son enfance. Il a le don du business, lui qui a très vite compris que pour devenir quelqu’un, il ne faut compter que sur soi-même.
Aliko Dangote, l’homme le plus riche d’Afrique, révèle avoir vendu des bonbons à ses camarades dans son enfance. Le multimilliardaire nigérian, comme le résume Peupah Zouzoua, a surpris suite à ses réponses à l’influenceur américain « The school of hard knockz » venu à sa rencontre au Nigeria.
- Quel est le plus gros montant que tu aies gagné en une seule année ?
- Lui : Autour de 10 milliards de dollars.
- Avais-tu un seul jour imaginé, en grandissant, que tu serais aussi riche un jour ?
- Lui : Non, non, même pas à 1 %.
- Tu as commencé à vendre des bonbons à tes camarades de classe ?
- Lui : Oui !
- Quelle est ta valeur nette aujourd’hui sur Internet ?
- Lui : Que disent-ils ? Je ne vérifie vraiment pas ce genre de choses. Ils disent que je vaux 38 milliards de dollars, mais la plupart de nos business ne sont pas connus. Ça se fera bientôt.
- Beaucoup disent que vous êtes très humble. Comment faites-vous pour rester aussi humble malgré le fait d’être devenu la personne la plus riche d’Afrique ?
- Lui : J’ai dépassé le stade de faire du business juste pour gagner de l’argent. Je veux laisser un héritage.
- Comment aimeriez-vous qu’on se souvienne de vous ?
- Lui : Je veux qu’on se souvienne de moi comme quelqu’un qui a industrialisé l’Afrique.
- Pourquoi les Américains devraient-ils investir en Afrique ?
- Lui : En Afrique, 70 % de notre population a moins de 30 ans. D’ici 2050, on sera 2,5 milliards d’habitants. L’Afrique est le véritable futur.
- Vous avez maîtrisé l’art de la vente très jeune. Quel est votre meilleur conseil en vente et négociation pour les entrepreneurs ?
- Lui : Apprenez à être comme les Chinois. Ils savent comment épuiser les gens en négociation. Mais la première chose à faire, c’est vraiment de traiter le client comme un ROI. Si tu ne peux pas lui vendre ta marchandise, tu ne pourras pas évoluer.
- Vous n’avez pas bâti votre fortune en suivant la mode. Vous avez une usine de ciment, de riz, de sucre, de farine… Mais comment avez-vous fait pour vous lancer dans des business qui n’intéressent personne ?
- Lui : Ce sont des choses dont on a besoin et c’étaient des choses dans lesquelles j’échangeais. Donc j’ai essayé de faire l’intégration en amont pour maintenant produire ce qu’on importait avant. Et aujourd’hui, on entre dans le pétrole et le gaz où l’échelle est énorme.
- Vous croyez en Dieu ?
- Lui : Oh, à 100 % !
- Comment avez-vous su que Dieu existe ?
- Lui : Quand je me regarde, je sais que Dieu est réel.