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Comment Atangana Kouna a payé 1,2 milliard à l'Etat: les révélations de Jeune Afrique

Atangana Kouna Journaliste Basile Atangana Kouna

Wed, 3 Aug 2022 Source: www.camerounweb.com

La libération de Basile Atangana Kouna s'est faite après des négociations de couloir entre les avocats de l'ancien ministre et la présidence de la République. Ce que l'on savait, c'est que l'ancien ministre de l'eau avait remboursé le corps du délit. Jeune Afrique dévoile comment ce remboursement a été fait et les vraies raisons pour lesquelles Biya a accepté la demande de libération.

Dans un article publié il y a quelques heures, le magazine français Jeune Afrique a partagé quelques informations qu'elle a pu obtenir de ses sources, à propos de l'affaire Atangana Kouna.

Corps du délit, le vrai montant remboursé

Officiellement, le ministre a été libéré parce que le chef de l'Etat a ordonné sa libération, après que l'intéressé ait remboursé le corps du délit pour lequel il avait été arrêté en 2018. Mais alors que plusieurs sources parlaient d'un montant de 1,6 milliards CFA, nous apprenons que Atangana Kouna n'a finalement payé que 1,2 milliards.

"Basile Atangana Kouna a ainsi dû patienter jusqu’au 11 avril 2022 afin d’obtenir le déblocage partiel de ses comptes bancaires et de pouvoir, ensuite, transmettre au tribunal, via une correspondance du Trésorier payeur général de Yaoundé I, les preuves de sa démarche et du versement de la somme de plus d’1,2 milliard de francs CFA à l’État. C’est ce remboursement qui a donc autorisé la remise en liberté de l’ancien ministre, laquelle n’interviendra toutefois que le 29 juillet, après une dernière confirmation du secrétariat général de la présidence", écrit Jeune Afrique.

Santé dégradante

Dans l'article, Jeune Afrique ajoute que l'état de santé de l'ancien ministre de l'eau était préoccupant. Une évacuation sanitaire avait été demandée par ses avocat depuis 2021.

"Selon l’entourage de l’ancien directeur général de Camwater, Paul Biya aurait décidé de l’abandon des poursuites en raison de l’état de santé de l’intéressé, qui se serait dégradé lors de son séjour à la prison de Kondengui. Avant même son arrestation en 2018, cet ancien cadre de l’administration, alors sous le coup d’une interdiction de sortie du territoire, avait adressé pas moins de trois demandes d’évacuation sanitaire à la présidence", écrit Jeune Afrique.

Source: www.camerounweb.com