Comment faire pour ne pas verser dans le fanatisme et l’extrémisme religieux
Plus de 200 morts, c’est le bilan actuel des fouilles qui se déroulent au Kenya, la police recherche encore des morts, après qu’un pasteur a demandé à ses fidèles de jeuner pour aller au paradis… Plusieurs de ses adeptes sont morts après avoir refusé de s’alimenter pendant de longs jours. Un prétexte qui nous amène à parler des religions et leur utilité, et surtout, comment faire pour ne pas verser dans le fanatisme et l’extrémisme religieux.
L’affaire a défrayé la chronique au Kenya la semaine passée. Elle a notamment fait le tour du monde. Finalement, le pasteur qui a demandé à ses fidèle de mourir de faim pour aller au paradis s’est rendu à la police.
De nombreuses mesures ont suivis ce fâcheux événement comme par exemple, un couvre-feu nocturne décrété, interdiction durant 1 mois de rassemblement dans la zone forestière de Shakahola, dans l'est du pays.
Des corps ont été récemment trouvés dans des dizaines de tombes dans les parages de l'église Good News International Church. Le bilan officiel fait état de plus de 200 morts.
Les autorités exhument corps après corps dans la forêt de Shakahola, dans l’Est du Kenya.
Les groupes de défenses et de droit estiment qu’il y a plus de 60 fausses communes peu profondes dans cette région. Les gens sont venus des quatre coins du Kenya. Les adeptes de l’église pensent que la famille va les conduire au paradis.
Jacob Juma est à la recherche de son fils de 26 ans, il ne l’a pas vu depuis 4 mois.
« Quand je lui ai demandé dans quoi il s’est engagé, il m’a répondu que l’homme ne vit pas en mangeant et que beaucoup de gens qui pratique le culte jeûne », affirme M. Juma.
Alors que les fouilles se poursuivaient, la police kényane a arrêté un deuxième télévangéliste, le pasteur Ezekiel Odero, qui attire de grandes foules à ses manifestations religieuses.
Il a été interrogé par la police au sujet d'allégations de décès suspects dans l'enceinte de son église.
Les autorités n'ont pas établi de lien entre cette nouvelle affaire et la détention du prédicateur controversé Paul Mackenzie Nthenge, qui aurait demandé à des centaines de ses disciples de se laisser mourir de faim.
Le responsable l’église devait comparaître devant le tribunal le 2 mai. Lui et 14 membres de sa secte sont en détention. Ils sont soupçonnés d’avoir commis des meurtres, incitation à la radicalisation et menace à la sécurité publique.
Le Ministre de la sécurité s’est déjà rendu sur le site, le gouvernement a déjà désigné les coupables.
«Le gouvernement du Kenya fera tout ce qui est en son pouvoir que ce fameux chef d’église et ses acolytes soit traduits en justice. Il subiront un châtiment douloureux. Nous ne nous attendons pas que cet homme sort de prison, il risque d’y passer le reste de sa vie.»
Le gouvernement a admis que ces événements ne devaient jamais se produire. Les populations estiment que les autorités ont pris du temps avant de réagir.
Les inspecteurs criminels disent qu’ils ont pour le moment passer au peigne fin 32 tombes. S’ils arrivent à fouiller les 800 hectares de terres, les cadavres se compteront par centaines.
Quelques travailleurs se rassemblent devant la morgue de la ville côtière de Malindi. La morgue est déjà pleine. Elle a une capacité d’accueil de 300 corps.