L'ex-capitaine de l'armée, Kenneth Ronald Effoudou, aujourd'hui en exil, aurait défié une autorité au-dessus de lui avant de mettre le voile. Le lanceur d'alertes Boris Bertolt vient de publier une exclusivité explosive sur les dessous de la fuite du capitaine radié.
Alors que l'ancien officier était activement recherché par les services de sécurité pour son implication présumée dans la fameuse affaire d'escroquerie en bande organisée, il aurait réussi l'impensable : s'introduire dans le bureau du ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi.
Le but de la manœuvre était simple pour lui : menacer directement le membre du gouvernement et exiger les fonds nécessaires à son exil. Cette révélation met la lumière sur l'audace incroyable de cet ex-responsable du renseignement, dont la trajectoire continue de faire trembler le sérail politique et militaire à Yaoundé. En effet, même loin de ses terres, il continue de faire des révélations explosives, attribuant par exemple la mort du journaliste Martinez Zogo à Ferdinand Ngoh Ngoh qui serait le commanditaire, dénonçant des abus sexuels au plus haut sommet de l'État, levant le voile sur des pratiques sombres qui baignent dans les bureaux administratifs, les femmes des ministres et des directeurs généraux qui les cocufient avec d'autres membres du parti, etc.
Ce face à face entre Effoudou et Djoumessi, digne d'une scène hollywoodienne, se serait jouée au moment où l'étau des services de sécurité se resserrait autour de Kenneth Ronald Effoudou. Le capitaine a estimé qu'il était devenu vital pour lui de saisir sa chance, peu importe ce que ça lui aurait coûté. En fait, selon la même source toujours, quand il était en service à l'état-major, le capitaine radié travaillait en parallèle pour le ministre des Travaux publics contre rémunération mensuelle.
Cette confrontation secrète et brutale explique, sous un nouveau jour, comment Kenneth Ronald Effoudou a pu quitter le Cameroun pour rejoindre l'Europe. Depuis son exil, l'ancien chef du bureau renseignements de l'État-major particulier de la présidence multiplie les sorties médiatiques fracassantes.
Les révélations de Boris Bertolt, si elles sont fondées, démontrent une nouvelle fois la porosité des institutions et le niveau de vulnérabilité ou de complicité au sein de la haute administration face à des acteurs du renseignement devenus incontrôlables. Pour l'heure, l'entourage du ministre Nganou Djoumessi n'a pas réagi officiellement à ces graves allégations.