Coup de tonnerre : Arrêté à Paris pour trafic de devises, le préfet du Wouri Sylyac-Marie Mvogo livre Atanga Nji

Wouri Sylyac Marie Mvogo Image illustrative

Thu, 13 Aug 2026 Source: www.camerounweb.com

Interpellé hier à l’aéroport Charles-de-Gaulle pour trafic de devises, Sylyac-Marie Mvogo tente d’étouffer l’affaire en corrompant la presse. Mais ses confidences explosent : la somme saisie, bien supérieure aux 130 000 € initialement évoqués, serait un dépot̂ du ministre de l’Administration territoriale. Blanchiment, détournement, guerre d’influence… le dossier prend une dimension politique.



Coup de tonnerre : Arrêté à Paris pour trafic de devises, le préfet du Wouri Sylyac-Marie Mvogo livre Atanga Nji

Suite aux révélations sur son interpellation hier matin à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle par les douanes françaises pour « trafic de devises et infraction à la législation financière », le préfet Sylyac-Marie Mvogo a sollicité divers intermédiaires pour tenter de corrompre la rédaction du Le TGV de l'info. L'objectif ? Nous inciter à tronquer notre publication. Plusieurs appels — y compris de connaissances directes — ont été passés pour nous inciter à supprimer l'article ou à revoir à la baisse le montant saisi. Certains émissaires ont même négocié pour ramener la somme à 15 000 € au lieu des 130 000 € (85 274 397 FCFA) révélés dans nos colonnes.

Face à notre refus de céder, Sylyac-Marie Mvogo a préféré corrompre d'autres médias et influenceurs afin d'orchestrer un démenti.

Mais en coulisses, le préfet s'est montré plus bavard. S'adressant à ses proches, il a affirmé que notre estimation était en réalité bien en deçà de la réalité : la somme dissimulée dans ses bagages et saisie par la douane française s'élèverait plutôt à 1 300 000 € (852 744 100 FCFA). Selon ses confidences, ces fonds appartiendraient au ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji. Ce dernier lui aurait remis cette somme afin de la mettre à l'abri en Europe, lui garantissant au passage la neutralité des douanes camerounaises et françaises. Résultat des courses : le préfet se retrouve fiché et poursuivi en Europe, tandis que son ministre « dort tranquillement ».

Au-delà du trafic de devises, le dossier s'apparente désormais à une affaire de blanchiment d'argent et de détournement de capitaux.

Ce n'est pas le premier coup d'éclat de Sylyac-Marie Mvogo. Le 15 mai 2020, il avait déjà défrayé la chronique en menaçant de destituer le chef du village de Minkan, Calvin Bang Bang. Son crime ? Avoir refusé un kit de lavage de mains anti-Covid estampillé « don de Paul Biya », déclarant que cela ne l'intéressait pas et que sa population faisait face à des urgences bien plus vitales (accès à l'eau, à l'électricité et aux routes).

Depuis sa prise de fonction dans le Wouri en janvier 2024, cet ancien administrateur de la Mvila (Ebolowa) n'a jamais brillé par sa discrétion. Son arrivée à Douala l’a au contraire propulsé au cœur des tensions sécuritaires, foncières et politiques du pays.

Son nom a d'ailleurs fait la une récemment lors d'un bras de fer institutionnel inédit : dans une lettre administrative devenue virale, Mvogo a directement accusé son supérieur hiérarchique, le gouverneur du Littoral Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, de manœuvres d'éviction et de connivence foncière à Japoma-Bakoko. Un épisode symptomatique d'un commandement territorial en pleine guerre d'influence.

𝑷𝒂𝒖𝒍 𝑪𝒉𝒐𝒖𝒕𝒂 (𝑷𝑪)/𝙇𝙚 𝙏𝙜𝙫 𝙙𝙚 𝙇'𝙞𝙣𝙛𝙤

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