Coup de tonnerre : ce que Martin Savom a finalement reconnu devant les enquêteurs

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Sat, 31 Oct 2026 Source: www.camerounweb.com

Les procès-verbaux d'audition de Martin Savom, ex-maire de Bibey et figure centrale du dossier Martinez Zogo, révèlent un revirement spectaculaire. Après avoir nié toute implication et affirmé se trouver dans sa commune le soir du 17 janvier 2023, l'accusé est revenu sur ses déclarations face aux données téléphoniques, reconnaissant sa présence à Yaoundé au moment des faits.

C'est une pièce à conviction qui pèse lourd dans le dossier de l'assassinat de Martinez Zogo. Des extraits du procès-verbal d'audition de Martin Savom, largement diffusés sur les réseaux sociaux, mettent en lumière les contradictions d'un homme qui a d'abord tenté de se soustraire à ses responsabilités avant de se voir confronté à l'implacable réalité des preuves techniques.

Un premier récit fragile

Dans un premier temps, Martin Savom a rejeté en bloc les faits de complicité d'assassinat et de torture mis à sa charge. Pour justifier son emploi du temps, il avait expliqué se trouver dans sa commune de Bibey, le soir du 17 janvier 2023, occupé à préparer une tournée d'installation des présidents de sous-section du RDPC. Il affirmait également ne pas avoir reçu d'appel de Martinez Zogo ce soir-là, un journaliste qu'il dit connaître depuis sa jeunesse à Essos. Il avait aussi nié avoir jamais évoqué le nom du journaliste avec le lieutenant-colonel Danwe, dont il connaît l'épouse.

Mais l'enquête a renversé cette version. L'historique des appels du téléphone de Martinez Zogo a démontré que la dernière communication de la victime a été émise vers le numéro 654.98.66.72, un numéro que Martin Savom a lui-même reconnu comme étant le sien. De plus, les relevés bancaires ont établi des retraits d'argent depuis le compte d'Alain Ekassi, reliant Savom à des flux financiers suspects.

Le revirement

Confronté à ces éléments matériels accablants, Martin Savom a changé de version. Le PV indique clairement qu'après avoir pris connaissance de ces documents, il est revenu sur ses déclarations. Il a alors reconnu se trouver effectivement à Yaoundé le soir du 17 janvier 2023, au moment de l'enlèvement.

Plus troublant encore, les mêmes données ont établi qu'il se trouvait dans l'après-midi du 17 janvier 2023, au lieu-dit Voirie Municipale, au moment même où s'y trouvait également Justin Danwe.

Ce revirement est un élément clé pour la partie civile. Il démontre que l'accusé a menti avant d'être acculé par la technologie. Si les avocats de Martin Savom continuent de contester son implication, ces procès-verbaux constitueront des pièces maîtresses dans le débat judiciaire. Ils confirment la thèse d'une coordination entre Savom et Danwe, et placent l'ancien maire au cœur du dispositif criminel, contrairement à ses dénégations initiales.

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