Le lanceur d'alerte Boris Bertolt affirme que des « grands chamboulements » sont attendus dans les prochains jours au sein du RDPC, dans le cadre de la préparation de la succession du président Paul Biya. Ces mouvements devraient toucher les structures départementales, régionales et le secrétariat général du Comité central, alors que des changements profonds sont déjà intervenus à la tête de l'armée.
Selon les informations exclusives de Boris Bertolt, le RDPC s'apprête à connaître des bouleversements majeurs dans ses structures. « De grands chamboulements sont attendus dans les prochains jours au sein du RDPC. Ils vont toucher les départementaux, les régionaux, le secrétariat général du CC », affirme le lanceur d'alerte.
Cette réorganisation intervient alors que le parti au pouvoir se prépare à la succession de Paul Biya, âgé de 93 ans et absent du Cameroun depuis près de deux mois pour un « court séjour privé » en Suisse. La question de la succession, déjà vive, est devenue plus pressante avec l'absence prolongée du chef de l'État.
Un contexte marqué par les mouvements dans l'armée
Cette annonce intervient quelques jours après d'importants mouvements à la tête de l'armée. Le 28 juillet, le général de division Hector Marie Tchemo, Major général à l'État-major des Armées, a été admis en deuxième section (retraite) par décret présidentiel. D'autres nominations à des postes clés de la défense ont également eu lieu, suscitant des interrogations sur la chaîne de commandement et les luttes de succession.
Les récents décrets militaires ont été signés alors que Paul Biya est hors du pays, ce qui a alimenté les spéculations sur leur authenticité et sur l'identité de ceux qui gouvernent réellement le pays en son absence.
Des chamboulements qui confirment une transition en cours
La réorganisation annoncée du RDPC confirme l'idée d'une transition en cours au Cameroun. Les luttes de succession, qui se jouaient jusqu'ici dans les coulisses, s'étendent désormais à l'appareil du parti et à l'institution militaire.
La modification constitutionnelle d'avril 2026, qui a créé un poste de vice-président, a ouvert la voie à un « coup d'État constitutionnel » possible : le futur vice-président, une fois nommé, pourrait annoncer la vacance du pouvoir et s'appuyer sur la nouvelle hiérarchie militaire pour consolider sa prise de pouvoir.
Les prochains jours devraient être décisifs pour l'avenir politique du Cameroun.