La démission d'Antoine Ngana illustre aussi les fragilités d’un système politique local
C'est un véritable coup de tonnerre au sein de la Section RDPC Mayo-Danay Est I. Le quatrième adjoint au maire de la commune de Yagoua, Antoine Ngana, a démissionné du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), un départ qui résonne comme un signal politique à l’approche des élections législatives et municipales.
Si dans un courrier adressé au président de section locale du parti au pouvoir, Antoine Ngana n’a pas motivé sa décision, des sources concordantes évoquent la faible marge de manœuvre accordée à la jeunesse au sein des structures décisionnelles du RDPC, souvent dominées par des figures installées de longue date. Longtemps présenté comme la relève du parti, jeune, dynamique et travailleur, Antoine NGANA incarnait pour beaucoup l’espoir d’un renouveau politique dans le Mayo-Danay. Son nom revenait régulièrement comme celui de la continuité, voire de la reconstruction d’un parti en perte de vitesse auprès d’une population de plus en plus désabusée.
"/>
Son départ met en lumière les tensions internes entre aspiration au renouvellement et conservatisme organisationnel, à un moment où la mobilisation des jeunes électeurs demeure un enjeu crucial. Il illustre aussi les fragilités d’un système politique local confronté à l’exigence croissante d’inclusion, de reconnaissance et de renouvellement générationnel
Militant depuis 2010, acteur engagé lors de la dernière présidentielle, Antoine Ngana appartenait à cette génération de jeunes cadres appelés à assurer le renouvellement du parti. Pour l’heure Antoine Ngana ne s’est pas prononcé sur son avenir politique.
Cette démission est un coup dur pour le RDPC dans le Mayo-Danay Est I, une section stratégique dirigée par Fissou Kouma, Directeur Général de la SEMRY.
"/>