Démantèlement d'une organisation paramilitaire : recrutements à 50 000 FCFA et usurpation de fonctions

Paramilitaire Defenseuse Image illustrative

Thu, 16 Jul 2026 Source: www.camerounweb.com

Les éléments de la Gendarmerie nationale ont procédé à l'interpellation des responsables de l'Organisation pour la défense des droits de l'Homme (DDHI), soupçonnée d'avoir mené des activités ne relevant pas de ses prérogatives. Selon les autorités, cette structure se serait progressivement éloignée de sa mission de promotion et de protection des droits humains pour exercer des activités habituellement réservées aux forces de défense et de sécurité.

Les premières investigations révèlent que des recrutements auraient été effectués moyennant des sommes comprises entre 20 000 et 50 000 FCFA. Les membres de l'organisation sont également soupçonnés d'avoir procédé à des interpellations de citoyens, des contrôles d'identité, ainsi qu'à diverses opérations assimilées à des actes d'escroquerie.

Selon les autorités, cette structure se serait progressivement éloignée de sa mission de promotion et de protection des droits humains pour exercer des activités habituellement réservées aux forces de défense et de sécurité.

Une enquête est en cours afin d'établir les responsabilités de chacun et de déterminer l'étendue réelle des activités de cette organisation. Les investigations devraient permettre de vérifier si d'autres personnes ont été impliquées dans ces pratiques illégales.

Cette affaire relance le débat sur l'encadrement des associations se réclamant de la défense des droits humains. Elle rappelle que les missions de maintien de l'ordre, de contrôle d'identité et d'interpellation relèvent exclusivement des forces légalement habilitées par l'État.

Les autorités rappellent que toute organisation qui souhaite exercer des activités en lien avec la sécurité publique doit obtenir les autorisations nécessaires et se conformer à la législation en vigueur. Le non-respect de ces règles expose les responsables à des poursuites judiciaires.

Cette affaire met en lumière les risques d'usurpation de fonctions par des structures non habilitées, qui peuvent créer un climat d'insécurité et de confusion au sein de la population.

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