Démission: l'heure de la décision pour Mouelle kombi après la dernière humiliation

Mouelle Kombi Etooo Image illustrative

Sat, 7 Feb 2026 Source: www.camerounweb.com

Le Sous-Préfet de l'arrondissement de Yaoundé II, Aboubakar Garba, a signé ce jeudi un arrêté interdisant la tenue de l'assemblée générale élective de la Fédération Camerounaise de Volleyball (FECAVOLLEY) prévue pour le samedi 7 février 2026. Cette décision administrative constitue un nouveau camouflet pour la faction dirigée par Mouelle Kombi, après l'échec de Douala.

Dans l'arrêté n°00001M, notifié ce 6 février 2026, l'autorité administrative invoque plusieurs textes juridiques pour justifier sa décision, notamment la Constitution, les lois sur le maintien de l'ordre et l'organisation administrative de la République du Cameroun.

L'assemblée visait notamment l'élection du président de la FECAVOLLEY, dans un contexte de vives tensions au sein de la famille du volleyball camerounais. Selon les informations, cette initiative émane du camp soutenu par le Ministère des Sports (MINSEP) et l'actuel président Félix Bello Bourdane, dans un bras de fer qui oppose deux factions depuis plusieurs mois.

Cette interdiction intervient après qu'une tentative similaire ait échoué à Douala. Les autorités de Yaoundé II emboîtent ainsi le pas à leurs homologues du Littoral, refusant que leur juridiction serve de théâtre à une assemblée jugée irrégulière.

L'article 1er de l'arrêté est sans équivoque : l'interdiction court "jusqu'à nouvel ordre" et vise spécifiquement l'assemblée de la Fédération Camerounaise de Volleyball prévue pour ce samedi 7 février, qualifiée de "manifestation et menace grave à l'ordre public".

Le texte administratif prévoit des mesures coercitives. L'article 3 stipule que toute violation de cette mesure conservatoire expose les contrevenants "à des sanctions prévues par les lois et règlements en vigueur".

L'article 4 charge les commandants des brigades de Tsinga et Mbankolo, les chefs des postes de gendarmerie concernés, ainsi que les commissaires de sécurité publique des 4ème, 8ème et 11ème arrondissements, d'assurer l'application stricte de cet arrêté.

Pour les observateurs de la scène sportive camerounaise, cette décision administrative représente un sérieux revers pour Mouelle Kombi et ses partisans. Après l'échec de Douala et maintenant l'interdiction à Yaoundé, les tentatives d'organiser une assemblée générale élective se heurtent à la fermeté des autorités administratives.

La question demeure : cette "rébellion", comme certains la qualifient, trouvera-t-elle un terrain favorable ailleurs, ou cette double interdiction marque-t-elle le début de la fin pour cette contestation interne ?

Le volleyball camerounais reste plongé dans une crise institutionnelle dont l'issue demeure incertaine, tandis que les autorités administratives affirment leur détermination à préserver l'ordre public.

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