Des révélations sont faites sur la situation catastrophique de la gestion de la Société de recouvrement des créances. Le journaliste Boris Bertolt explique un peu en profondeur ce qui se passe.
Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a été saisi, selon lui, d’une correspondance du collectif Sauvons la Société de recouvrement des créances (SRC).
L’initiative est relative au dossier de dénonciation de faits graves de gestion et de managements des créances. Le ministre a par la suite transmis le document en date du 24 mars 2026 à la directrice de la SRC, Marie Rose Messi. Nous vous dévoilons un extrait du document.
Malgré les ressources de l'entreprise, les choix de gestion opérationnelle apparaissent incohérents et préjudiciables.
Dépenses immobilières injustifiées : la SRC débourse plus de 500 000 000 FCFA par an pour la location d'un siège resté à moitié vide, alors que l'entreprise possède un patrimoine immobilier important.
Gestion du parc automobile : De nouveaux véhicules de service sont acquis de manière inopportune alors que de nombreux véhicules non utilisés et bâchés s'accumulent. Parallèlement, le matériel de travail élémentaire manque (ex : absence d'encres, absence d'ordinateur pour le secrétariat du DGA).
Marchés publics : Nous suspectons une corruption systémique dans l'attribution des marchés et des prestations.
Braderie du patrimoine immobilier de la SRC. Pour contrer la récrimination de la chambre des comptes sur la vente au rabais (en deçà de la mercuriale) des immeubles de l'État dont la SRC assure la gestion, une nébuleuse a été constituée au Mindcaf afin de réévaluer au rabais les immeubles de l'État qui font l'objet depuis quelques mois d'une braderie toute azimut.