DERNIÈRE MINUTE : Le journaliste Christophe Bobiokono en garde à vue à Bafia

Christophe Bobiokono DP 'Le pays va mal'

Wed, 2 Sep 2026 Source: www.camerounweb.com

Le Directeur de publication du journal Kalara, Christophe Bobiokono est en garde à vue à Bafia. L’annonce a été faite par le journaliste lui-même sur sa page Facebook en début d’après-midi de ce mercredi 2 septembre 2026.

« Rien de bien grave...Une vraie curiosité judiciaire.

Je vais prendre le temps de raconter.

Je suis à la disposition du chef de poste.

Pour le paiement des dépens de 70.000 francs dans une affaire rocambolesque infligés à un de mes fils...

Le pays va mal...

On me racontait seulement Bafia... », a écrit le journaliste.

À l’origine de cette garde à vue, un conflit qui remonte à mars 2025, opposant Atibita Bota Achille à sa belle-famille après les obsèques de son épouse, qu’il avait choisi d’enterrer dans son village de Yangben.

Dans un message adressé au procureur de la République, Christophe Bobiokono dénonce des plaintes qu’il estime infondées et des convocations répétées visant le jeune veuf, notamment pour une supposée « tentative d’assassinat » contre des membres de sa belle-famille. Il sollicite le report de son audition à Bafia et une confrontation avec les plaignants, tout en évoquant des tensions autour des funérailles et des accusations de pratiques occultes.

LE DÉBUT DE L'AFFAIRE EN MARS 2025....

UN MOT ADRESSÉ AU PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE...

Bonjour Mme le Procureur de la République et bon début de semaine.

Je suis Christophe Bobiokono, DP de Kalara. J'ai déjà bénéficié de votre écoute à de nombreuses occasions. J'excuse de le faire encore ce matin.

C'est pour vous soumettre un problème et vous soumettre une doléance.

J'interviens pour le compte de Atibita Bota Achille, dont je suis le Chef de famille, jeune veuf tourmenté par sa belle-famille pour avoir décidé d'aller enterrer son épouse à Yangben, son village, faisant échec malgré lui à des pratiques occultes, ce qui lui vaut toutes sortes de menaces et de procédures judiciaires fallacieuses.

C'est ainsi que M. Atibita Bota a reçu, vendredi dernier alors qu'il revenait d'une confrontation au Commissariat de Sécurité publique de Soa avec certains membres de sa belle-famille suite à une 2e plainte déposée par eux, une convocation du Lieutenant Lingom, en service à la Compagnie de gendarmerie de Bafia pour se présenter ce jour, 17 mars 2025 à 10h, pour «affaire urgente le concernant».

Cette convocation formelle avait été précédée par des appels téléphoniques de la même autorité, le 07 mars 2025. Raison pour laquelle je suis entré en contact avec le Lieutenant par téléphone vendredi dernier dans la nuit.

M. Atibita Bota sortant d'une longue période éprouvante des obsèques de son épouse et étant devenu l'unique parent des trois fillettes restées orphelines par leur défunte mère, le déplacement ce jour à Bafia lui est impossible.

Je vous saisis donc pour solliciter que ce rendez-vous avec la Gendarmerie de Bafia, qui participe sans aucun doute d'une manœuvre nocive, soit reporté à plus tard et programmé en même temps que la confrontation avec les plaignants, pour alléger le coût d'une procédure forcément vexatoire.

Je me permets de vous informer de ce que les plaignants ont déposé, parallèlement à leur plainte de Bafia, une autre plainte devant la Police à Soa, dans laquelle M. Atibita Bota est accusé seul, entre autres, de «tentative d'assassinat» contre une quinzaine de membres de sa belle-famille composée de nombreux gros bras. Des faits invraisemblables qui se seraient passés le 1er mars 2025 à Yangben, le jour de l'inhumation de son épouse. Des faits graves, s'ils étaient avérés, qui n'ont pas été portés à la connaissance ni du Poste de gendarmerie de Yangben, ni de la Brigade de gendarmerie et du Poste de police de Bokito.

Enfin, Mme le Procureur de la République, juste pour votre information, les plaignants ont annoncé leur projet d'organiser à leur tour, dans la maison de M. Atibita Bota, des cérémonies funéraires pour leur fille, après avoir boycotté totalement les obsèques organisées par le veuf entre le 27 février et le 1er mars 2025, ne se présentant que pour des invectives et des scènes de sorcellerie en plein jour.

Je signale que leur tentative de faire sceller le corps a été rejetée par le président du TPI de Yaoundé CA, aucun argument avancé n'ayant trouvé de gràce auprès du président.

Je vous remercie donc d'avance de permettre à Atibita Bota Achille de se faire auditionner la semaine prochaine et de subir la confrontation le même jour.

Merci d'avance pour votre écoute et bon début de semaine.

Christophe Bobiokono

Source: www.camerounweb.com