Le 26 septembre, rapporte Jeune Afrique, Nourane Moluh Hassana, dite Nourane Foster, a rendu publique une lettre adressée à Cabral Libii, dans laquelle elle annonçait sa démission du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) avec effet immédiat, ainsi que son ralliement au Pacte social pour la gouvernance (PSG) d’Emmanuel Kueka. Le magazine précise que la députée de Wouri-Est, l’une des circonscriptions de Douala, avait été élue en 2020 sous les couleurs du PCRN. Le lendemain, la réponse du parti tenait en deux mots : « Bon vent ».
Selon Jeune Afrique, les premières fissures datent de janvier 2025. Le PCRN avait boycotté la cérémonie de présentation des vœux à Paul Biya, mais Nourane Foster a participé à celle organisée quelques jours plus tard par Chantal Biya, ce qui a provoqué des remous. Le magazine rapporte que Cabral Libii a ironisé sur les réseaux sociaux sur les éloges adressés à la première dame par sa députée.
Jeune Afrique relate la suite : le 21 octobre 2025, peu après l’échec de Cabral Libii à la présidentielle, Firmin Bouler Fotsing, époux de Nourane Foster et délégué du PCRN pour la région de l’Ouest, a quitté le parti en pointant un « décalage entre les attentes de la jeunesse et les réponses du PCRN ». Le magazine indique qu’une rumeur annonçant alors la démission de la députée a circulé, sans fondement à l’époque.
En juin dernier, ajoute Jeune Afrique, le nom et la photo de l’élue avaient été « opportunément oubliés » de la liste des députés présentée sur le nouveau site du parti. Cabral Libii avait minimisé un « détail » que certains voulaient « transformer en crise », selon les termes rapportés par le magazine.
Dans sa lettre, d’après Jeune Afrique, Nourane Foster reproche au parti une politique de deux poids deux mesures : elle avait été critiquée pour avoir répondu à l’invitation de Chantal Biya, alors que Cabral Libii s’est lui-même rendu au palais d’Etoudi le 8 janvier 2026 pour la cérémonie des vœux à Paul Biya.