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Des soldats déployés dans le NOSO ont abattu des civils ; sans pitié, Biya met aux arrêts les militaires

Prison Violeur Il s’agit de 3 soldats des Troupes Aéroportées de Koutaba

Thu, 22 Sep 2022 Source: www.camerounweb.com

Des soldats ont abattu des civils. Il s’agit de 3 soldats qui ont tiré à bout portant sur deux civils. Les faits se sont déroulés dans le village Nylbat-Andek lorsque les 3 soldats vont s'en prendre aux civils éliminant deux femmes âgées de 47 et 49 ans.

Le Ministère de la Défense a rendu public un communiqué à cet effet. « Dans la journée du lundi 19 septembre 2022, un malheureux incident a provoqué la mort de 02 (deux) civils dans le village NYLBAT-ANDEK, Arrondissement d'ANDEK, Département de la MOMO, Région du NORD-OUEST », lit-on dans une note du ministère.

« En effet, 03 (trois) éléments des Forces de Défense et de Sécurité du Bataillon des Troupes Aéroportées de Koutaba (BTAP), présents à NYLBAT-ANDEK en violation des consignes, s'en sont pris à quelques habitants sur lesquels l'un des soldats va malheureusement ouvrir le feu. Le bilan de ce regrettable acte fait état de 02 civils tués ; il s'agit de :

- Dame ABAZIE Suzanne, âgée de 49 ans ;

- Dame ETOH BASHEBA AKUTAH, âgée de 47 ans.

Les corps ont été récupérés par les familles », précise le ministère.

« Le Ministre Délégué à la Présidence chargé de la Défense regrette profondément ce tragique incident et adresse ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes durement éprouvées », soutient le ministère.

L'armée, dont Paul Biya est le Chef Suprême, a pris de lourdes décisions de sanction. « Comme mesure conservatoire, les 03 militaires de la patrouille ont été désarmés, démobilisés, sortis de la zone et mis aux arrêts à la compagnie de Gendarmerie de Mbengwi. L'enquête immédiatement ouverte par les autorités administratives et judiciaires locales et les Forces de Défense et de Sécurité permettra de faire toute la lumière et de préciser les contours et les responsabilités de ce double décès, qui fera l'objet d'un traitement légal rigoureux et de régulières communications d'étapes », rassure le ministère.

« Ils ont certainement tué ces pauvres femmes pour qu'elles n'accouchent plus des "futurs ambazoniens" comme ça été le cas de la grand-mère exécutée à Bali », a commenté Nzui Manto.

Source: www.camerounweb.com