Dictature: Samuel Eto'o sort de ses gonds et brise le silence sur la gestion financière de la Fécafoot

Eto'o Sortie Franche Samuel Eto'o

Tue, 3 Mar 2026 Source: www.camerounweb.com

Face à ses fans réunis lors d'une rencontre organisée ces derniers jours, Samuel Eto'o, président de la Fédération Camerounaise de Football (Fécafoot), a choisi de hausser le ton et de répondre frontalement aux accusations de mauvaise gestion financière qui l'éclaboussent depuis plusieurs mois.

Dans une déclaration fleuve, l'ancienne star du FC Barcelone et de l'Inter Milan a démystifié le fonctionnement budgétaire de l'instance qu'il dirige, tout en décoché des flèches acérées contre ceux qu'il accuse de manipulation.

Premier point de la défense d'Eto'o : son rôle réel dans la chaîne de gestion des fonds. « Quand je suis arrivé à la tête de la fédération camerounaise de football, je n'étais que l'ordonnateur des dépenses. L'ordonnateur ne touche pas l'argent », a-t-il martelé, expliquant que les budgets sont élaborés par les équipes de la Fécafoot, transmis au ministère des Sports, puis défendus devant le Premier ministère avant validation par le Palais. Une architecture institutionnelle que le grand public ignore souvent, et que le président de la Fécafoot a tenu à rendre visible pour couper court aux fantasmes.

Sur la question du budget de 6 milliards de francs CFA régulièrement cité, Eto'o a apporté une clarification qui remet en perspective les accusations de détournement. Ce montant, a-t-il précisé, ne sert pas uniquement à rémunérer les joueurs des Lions Indomptables. Il englobe également les frais de souveraineté du ministre des Sports, les coûts liés à Amba Cam, les services de sécurité, ainsi que des lignes budgétaires réservées à la Présidence de la République, au Premier ministère et au ministère des Finances. « Le président de la Fédération n'est pas dans ce budget, mais on veut nous dire que l'argent que vous ne voyez pas, vous le détournez », a-t-il lancé, visiblement excédé.

Pour asseoir sa crédibilité sur la gestion de la transparence, Eto'o a rappelé avoir lui-même imposé le paiement exclusif par virement bancaire à la Fécafoot, afin de garantir une traçabilité totale des flux financiers. Une décision qu'il présente comme un acte de bonne gouvernance évident, mais que ses détracteurs semblent ignorer délibérément. « C'est quelque chose de simple, ça ne devrait même pas poser problème », a-t-il insisté, suggérant que ceux qui l'attaquent ont davantage intérêt à entretenir la confusion qu'à chercher la vérité.

C'est sur une note de défi assumé que le patron du football camerounais a conclu son propos, dans une formule qui ne manquera pas de faire réagir : « Si c'est parce que je n'écoute pas ces gens que vous dites que je suis un dictateur, alors je suis un bon dictateur. » Une sortie provocatrice, mais qui traduit surtout la lassitude d'un homme qui dit refuser de se laisser définir par des critiques qu'il juge intéressées et mensongères. La balle est désormais dans le camp de ses accusateurs, qui devront produire des preuves concrètes s'ils entendent faire vaciller la position d'Eto'o à la tête de la Fécafoot.

Source: www.camerounweb.com